Agreste - Fraise

« En juillet 2021 les cours progressent de 14 % par rapport à ceux de la campagne précédente »

D'après le service de statistique du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, Agreste « Selon les estimations de fin de campagne, au 1er septembre 2021, les surfaces de fraises pour la campagne 2021 seraient de 3 400 ha, en retrait de 1 % sur un an mais en progression de 1 % par rapport à la moyenne 2016-2020. La production nationale annuelle (57 000 tonnes) diminuerait de 2 % sur un an et de 1 % par rapport à la production moyenne sur cinq ans. Après un engorgement du marché en juin sous l’effet de la chaleur, accompagné de prix en forte baisse, le mois de juillet voit sa production freinée par la fraicheur des températures. Les cours retrouvent ainsi en fin de campagne des niveaux élevés par rapport à la moyenne quinquennale. En juillet 2021, les cours progressent de 14 % par rapport à ceux de la campagne précédente et de 15 % par rapport à ceux de la moyenne quinquennale. »

Une fin de campagne de production dominée par une météo peu favorable
Les dernières estimations au 1er septembre 2021 restent inchangées pour les superficies nationales, qui seraient de 3 380 ha, en recul de 1 % par rapport à la campagne précédente mais en hausse de 1 % par rapport à la moyenne sur cinq ans, baisse qui affecte uniquement les bassins Centre-Ouest et Sud-Ouest. La production de fraises de la campagne 2021 s’élèverait à 56 874 tonnes, soit une diminution de 2 % par rapport à la production 2020 et de 1 % par rapport à la moyenne 2016- 2020. Les premiers plants bénéficient de bonnes conditions climatiques mais le gel du mois d’avril perturbe la
croissance des fruits et entraine un retard végétatif. Le potentiel de production est affecté de façon marquée en Auvergne-Rhône-Alpes, dont les rendements chutent sévèrement. La fraicheur du mois de mai tempère la maturation des cultures et permet un étalement satisfaisant des récoltes.

En juin, l’épisode de canicule fragilise les
fraises, dont la tenue se dégrade dans les bassins Sud, le travail de tri devenant plus important. En Auvergne Rhône-Alpes, des passages orageux ont également lieu en juin et pénalisent les dernières récoltes. La période estivale est caractérisée par une météo plutôt favorable aux plants en PACA, l’écart de température entre le jour
et la nuit étant relativement élevé. En Centre-Val-de Loire, les pluies et les températures basses de juillet retardent la maturation des fraises et favorisent le développement de maladies (oïdium) tandis que la pression des pucerons est également présente localement. A partir de la mi-août cependant, la remontée des températures permet la reprise des cultures et une hausse des volumes. 

En juillet, une campagne qui s’achève sur des cours à la hausse
Le début de campagne bénéficie d’une demande active et d’un marché fluide, soutenu par des baisses d’importations et une offre encore restreinte. Les températures relativement fraiches assurent une offre constante et régulière. Au mois d’avril, le gel pénalise la
croissance des fruits et affecte le potentiel des récoltes. Les fortes températures de la mi-juin accélèrent la maturation des fraises qui viennent s’accumuler sur le marché, en concurrence avec les autres fruits d’été. Les prix chutent et une crise conjoncturelle est déclarée ; une partie de la production est dirigée vers la transformation,
mais sans parvenir à enrayer la chute des prix. L’étalement des cueillettes en juillet, du à la fraicheur exceptionnelle des températures, permet des apports sur le marché plus mesurés et les prix se redressent, compensant partiellement les pertes dues au froid.

En juillet 2021, les cours sont supérieurs de 14 % par rapport
à ceux de la campagne précédente et de 15 % par rapport à ceux de la moyenne quinquennale. A la mi-août, la chaleur est de retour et les volumes sont quelque peu à la hausse tandis que la demande reste timide. Sur la période de janvier à juillet 2021, les importations
(56 900 tonnes) s’élèvent de 21 % sur un an, alors que les exportations (9 000 tonnes) progressent dans une moindre mesure, de 13 % sur un an. Le déficit des échanges (- 48 000 tonnes) se creuse de 22 % en cumulé janvier-juillet par rapport à 2020.


Date de publication:



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