« Nous avons détruit 6 tonnes de marchandises »

Endives : la crise conjoncturelle se poursuit

D'après Réseau des nouvelles des marchés (RNM, FranceAgriMer), l’endive est en crise conjoncturelle. Une situation qui persiste et inquiète les producteurs. 

« Après un record au plus bas fin novembre, le prix de première mise en marché de l’endive stagne 29 % au-dessous de la référence hebdomadaire depuis le 22 décembre. »

« En semaine 47, la demande est faible et les volumes sont à la hausse. Les prix sont à la baisse. Les ventes sont principalement à destination des GMS. L’endive est déclarée en crise conjoncturelle (CJ) par le RNM le 19 novembre. En semaine 48, les cours se stabilisent surement grâce à la baisse des apports d’endives. Il y a tout de même un léger rebond de tarifs pour les endives en sachet du à cette baisse en fin de semaine. Les producteurs essaient d’adapter leur production à la demande. En semaine 49, la CJ persiste. Le marché est encore plus calme que la semaine précédente, et les cours se reconduisent laborieusement. En début de semaine 50, la situation reste similaire. »

Face à une demande apathique, certains exploitants détruisent leur production.

Jusqu'à 6 tonnes d'endives détruites 
À la Cuma de l’Hermine, dans le Finistère, plusieurs producteurs d’endives de Guissény, Kerlouan et Plounéour-Brignogan-plages font face à des prix trop bas et des problèmes de ventes. 

« On a préféré jeter que d'essayer de tout récolter et de présenter à la vente pour pas que les marchandises restent trop longtemps. Depuis cinq semaines on voit que le marché est très compliqué. Les endives nous sont achetées entre 0,40 et 0,45 euro le kg, alors qu’avant, c’était plutôt entre 0,80 et 0,85 euro le kg. C’est ce qui représente notre coût de production. Pendant les fêtes, l’endive n’est pas à la fête, justement. En revanche, en janvier, les consommateurs reviennent un peu au vert et aux légumes de saison. L’endive est un légume de saison », expliquent Gérard Guillerm et Xavier Abiven. 

Une situation que les producteurs ne comprennent pas. « Nous ne sommes pas en surproduction et malgré tout on a de la mévente. Donc on se pose beaucoup de questions car les volumes présentés au niveau national sont dans les normes, on devrait pouvoir écouler la marchandise correctement. On pense que le Covid freine la consommation et vu les décalages qu'il y a entre les prix de vente payés producteur et les prix à l'étalage... Car dans certaines enseignes, on a pu remarquer que les endives sont vendues encore à 3,98 euros le kg. Forcément, le consommateur trouve trop cher et n’achète pas. On entend beaucoup de gens dire que si ça avait été moins cher, ils auraient acheté. » 

« Aujourd’hui, nous avons détruit 76 bacs, soit 6 tonnes de marchandises. Nous perdons, depuis cinq semaines, 5 000 euros par jour. En étant payé 0,40 euro, on ne couvre pas les frais de conditionnement. Il faut, à un moment donné, se mettre à jour, on ne peut pas accumuler de la marchandise. »

Source : franceagrimer.frletelegramme.fr


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