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Marc Peyres, Blue Whale « Personne ne fera 10 mois de Gala cette année »

« L’enjeu de la saison sera de transmettre l’inflation de nos coûts au marché »

« A chaque événement climatique ses bouleversements ! », commence Marc Peyres, directeur commercial export chez Blue Whale. « Nous avons eu une climatologie exceptionnelle sur les mois de juillet-août ». Une situation qui emporte deux conséquences. « La sécheresse tout d’abord mais aussi et surtout la chaleur excessive, particulièrement concernant la récolte de Galas », démarrée il y a déjà près d’un mois. Des conséquences qui pourraient être « plus importantes que des printemps gélifs », selon Marc. Résultat ? Des fruits plus petits et des volumes moindres. « Ce qu’on va vendre sera très bien mais il y en aura beaucoup moins. L’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne ou encore l’Angleterre sans parler de la Pologne subissent les mêmes conséquences, il n’y a pas un pays qui sera épargné. »

Des prévisions de Gala à la baisse
Un « scénario totalement bouleversé » pour la Gala du fait des vagues de chaleur qui se sont succédées depuis le mois de juin. « Une chose est sûre c’est que nous ne pourrons pas récolter toutes les Galas et que donc nous ne ferons pas 10 mois de Gala cette année. Les productions seront très fortement à la baisse dans tous les pays européens. Je pense que nous ne pouvons pas prendre en compte les chiffres annoncés début juin tant qu’il n'y aura pas eu de mises à jour. La récolte que nous aurons ne sera pas la même que celle annoncée, faute à la séquence climatique exceptionnelle qu’a subi toute l’Europe depuis début juillet. Que ce soit sur les volumes ou la qualité, il risque d’y avoir des déceptions sur certains lots. »  

Pression des distributeurs 
« J’espère que le marché va acter la situation », poursuit Marc Peyres. Alors que la filière doit faire face à une hausse sans précédent du coût des intrants, la pression sur les prix de la part des distributeurs ne fait qu’accentuer une situation déjà oppressante pour les producteurs. « Comme c’est général, nous sommes tous dans le même bateau. Nous avons aujourd’hui une grosse pression, dans tous les pays européens, au niveau de la distribution par rapport à l’inflation, mais notamment avec l’électricité pour le stockage, les emballages, ou encore la main-d’œuvre, nous devons supporter beaucoup de coûts supplémentaires. L’inflation concerne tout le monde donc il faudrait que les distributeurs arrêtent de tirer les prix à la baisse. Je pense à nos producteurs qui suite aux évènements climatiques perdent des fruits, ils méritent de retrouver des prix adéquats dans le contexte actuel. »

Des fruits plus sucrés pour le plus grand bonheur des consommateurs 
Si la production de Galas a souffert de la chaleur, les consommateurs, eux, retrouveront en rayon des fruits plus sucrés. « Le taux de sucre sera supérieur. Il y aura moins de fruits récoltés mais ils seront excellents d’un point de vue qualitatif, et de meilleurs fruits sur le marché signifie une très bonne consommation. » Un critère qui sera d’ailleurs l’enjeu principal de la saison. « Nous devons réussir à vendre la qualité au consommateur et en obtenir un prix supérieur ». 

L’optimisme reste de mise pour les récoltes d’automne
« Aujourd’hui nous savons nous adapter plus facilement au gel et à la grêle qu’à la chaleur. Nous avons effectué des changements au niveau de nos variétés, nos vergers sont situés dans des zones fournies en eau et nous pouvons irriguer. Donc nous restons optimistes, car pour l’instant, ça ne présage en rien de la saison globalement, bien au contraire puisque l’équilibre offre demande devrait être rapidement inversé et nous être favorable pour les fruits de qualité. »

Pour plus d’informations :
Marc Peyres, directeur commercial export
Blue Whale
Tél. : +33 (0)5 63 21 56 56
[email protected]    
blue-whale.com