Les résultats semestriels montrent que la société tient bon sur un marché difficile

Greenyard veut de toute urgence une TVA à 0 % sur les fruits et légumes

L'entreprise néerlandaise Greenyard a renforcé sa position sur le marché au cours des six derniers mois. Et ce, malgré « des troubles macroéconomiques et géopolitiques sans précédent », a déclaré le co-PDG Marc Zwaaneveld lors d'une conférence de presse expliquant les résultats semestriels publiés. Il a en outre appelé les gouvernements néerlandais et belge à réduire la TVA sur les fruits et légumes à 0 % dès que possible.

« Il n'y a rien à discuter. Ayez un peu de cran politique et introduisez-la ». Marc estime que décider quels groupes de produits seraient couverts par cette nouvelle réforme peut être pensé plus tard. « Il faut en discuter, mais il ne faut pas s'embourber maintenant dans ce qui doit ou ne doit pas être inclus ».

« Je demande instamment aux Pays-Bas et à la Belgique de ramener la TVA sur ces groupes de produits à 0 %. Maintenant. Les fruits et légumes frais sont sains, et leur consommation est plus bénéfique pour le climat que celle des fruits et légumes transformés. Ne continuez pas à discuter parce que certaines multinationales aimeraient que la réglementation s'applique également à leurs produits. Vous pourrez toujours y réfléchir plus tard ».

Le codirecteur général Hein Deprez n'était pas présent à la conférence de presse mais a déclaré ceci dans un communiqué de presse sur les résultats : « Les conditions économiques actuelles font que la consommation moyenne de fruits et légumes par personne reste bien inférieure au minimum de 400 g/jour recommandé par l'OMS. Aujourd'hui, nous disposons vraiment d'un élan unique pour utiliser pleinement le pouvoir pur des fruits et légumes. »

« Des priorités et des stratégies politiques favorables sont prises et déployées. Elles soulignent le rôle essentiel de cette catégorie d'aliments la plus saine et la plus durable. De plus, les fruits et légumes ont un impact limité sur le pouvoir d'achat. L'inflation affecte à peine les personnes qui achètent ces produits. Plus que jamais, c'est le moment d'augmenter la consommation de fruits et légumes. Pour le bien des gens et de la planète ».

Amélioration de la position 
Greenyard a renforcé sa position sur le marché au cours des six derniers mois. « La guerre, l'inflation élevée et l'agitation tout au long de la chaîne - chez les producteurs, l'industrie et les clients finaux - caractérisent ces temps extraordinaires. Au niveau européen, le volume total du marché a baissé de 10 % ; chez Greenyard, ce chiffre est de 3 %, de sorte que la baisse est limitée. La part de marché du groupe dans le segment frais a même augmenté. Les volumes ont également augmenté dans le segment Long Fresh au cours du premier semestre de l'exercice 2022-2023 », poursuit Marc.

L'entreprise indique qu'elle tient bon sur un marché difficile. Les ventes de Greenyard ont augmenté de 7,3 % par rapport à l'année dernière pour atteindre près de 2,3 milliards d'euros. Les ventes de produits frais ont augmenté de 5,9 % et celles de produits surgelés de 14,5 %. Le bénéfice net des activités poursuivies a légèrement diminué. Il s'est élevé à 7,1 millions d'euros, contre 8,5 millions d'euros l'année précédente. Mais la dette nette a baissé à 328,4 millions d'euros. Pour la même période l'année dernière, elle était de 338,1 millions d'euros.

« L'inflation élevée et les coûts élevés de l'énergie, du transport et de la main-d'œuvre pèsent tous sur le secteur. » Greenyard ne peut pas encore répercuter entièrement les augmentations de coûts. « Pourtant, la rentabilité continue et l'augmentation des parts de marché sont cruciales pour la poursuite de la croissance », poursuit Marc.

« Il y aura un moment où le calme reviendra ; alors notre nouvelle position sur le marché nous profitera. » L'entreprise a-t-elle l'intention de reprendre le versement de dividendes ? « Nous en discuterons plus avant à la fin de cette année. Il est trop tôt pour se prononcer à ce sujet, mais nous sommes absolument en train de reconsidérer la question ».

Pénurie possible de produits frais
Greenyard envisage donc l'avenir avec confiance. « L'économie actuelle et le climat géopolitique font qu'il est difficile de donner des perspectives claires, mais à court terme, nous avons la certitude d'avoir montré que notre entreprise est solide. La croissance à long terme dépend de la situation mondiale. Un monde où le passage aux marques privées et à la TVA à 0 % profitera à Greenyard. »

Pourtant, les défis sont de taille. « Il y a évidemment beaucoup à faire en ce qui concerne la disponibilité des produits. Mais en ce qui concerne Longfresh, il n'y a pas de discussion sur la disponibilité. Quant à Fresh, c'est un peu plus difficile. Nous continuerons toujours à soutenir la culture régionale, mais le fait est qu'il pourrait y avoir une pénurie de certains produits locaux. »

« Nous avons alors des options sur place, mais nos clients peuvent être amenés à faire des choix. Un produit pourrait être moins disponible à certaines périodes de l'année, ou ils pourraient devoir opter pour des produits moins chers. En général, cependant, nous n'aurons pas de problèmes d'approvisionnement. Nous sommes convaincus que notre façon de travailler et notre transparence nous permettront de maintenir cette position », conclut Marc.

Résultats semestriels complets du groupe Greenyard disponibles ici.

Pour plus d'informations :
Greenyard
www.greenyard.group 


Date de publication:



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