Patrick Hasaj, Conscience Primeur :

« Je veux que l’on devienne le Grand-Frais des centres-villes »

C’est avec beaucoup de passion et un réel amour pour les fruits et légumes que Patrick Hasaj s’est lancé dans l’aventure de l’entreprenariat en créant les magasins « Conscience Primeur », bientôt au nombre de huit dans le département de l’Essonne. « Un pur primeur à l’ancienne », voilà comment se définit Patrick, qui baigne depuis ses 13 ans dans l’univers des fruits et légumes en ayant commencé sur le carreau de Rungis : « J’ai toujours été dans le métier, et je déplore qu’au fil des années les vrais primeurs comme on en trouvait il y a 20 ans aient disparu. Aujourd’hui, il n’y a plus de respect et de valorisation du produit, qui ont été remplacés par une véritable course à la marge. J’ai donc voulu créer mon propre style il y a quelques années avec les magasins « Primeur Ethique », exclusivement portés sur le bio. Mais si les produits vendus étaient 100 % bio, ils étaient aussi 100 % trop cher. Fait contradictoire avec ma volonté de permettre à tous d’accéder à des produits bons et sains. J’ai donc revendu l’affaire il y a quelques mois pour créer « Conscience Primeur » ».

« Il faut savoir faire plaisir à nos producteurs et aux consommateurs »
Avec Conscience Primeur, Patrick a souhaité mettre à la portée de tous de bons produits locaux et de saison, cultivés avec passion dans le respect de l’environnement et des Hommes qui les produisent et qui les consomment. « 80-90 % des produits sont d’origine française. J’ai choisi mes producteurs en fonction de leurs valeurs et de leur travail. Certains sont bio, d’autres non, mais notre raisonnement s’étend au-delà des labels. L’important, c’est qu’ils cultivent de manière saine de bons produits. Un de mes producteurs cultive depuis 8 générations ses légumes. C’est toute leur vie. Et c’est un travail qui doit être valorisé, on ne peut pas casser les prix. Il m’arrive de payer plus cher chez mes producteurs qu’ailleurs, mais il faut savoir leur faire plaisir, et eux savent nous le rendre. On m’a bien proposé des pommes polonaises à 0,50 €, mais la question n’est même pas envisageable, j’en ai d’excellentes à une heure de chez moi. Alors parfois oui, je paye plus cher un produit, mais d’autres fois ils nous font un prix sur un autre. Et c’est aussi comme cela que l’on peut faire plaisir aux consommateurs, en leur proposant de bons produits à des prix abordables. Au bout du compte, tout le monde y gagne ».

« Il n’y a rien de plus beau qu’un fruit ou un légume »
Toujours dans cette optique de valorisation des fruits et légumes, c’est tout un univers que Patrick a voulu créer avec son concept Conscience Primeur : « Quand les clients entrent dans nos magasins, je veux qu’ils se sentent comme dans un jardin, qu’on ressente cette atmosphère si particulière et si belle inhérente au monde des fruits et légumes. Il n’y a rien de plus beau qu’un fruit ou un légume. Pas besoin d’investir dans du mobilier, les produits se suffisent à eux-mêmes. Les légumes sont posés sur des palettes, tout ce qui a de plus simple. C’est via leur disposition et leur théâtralisation que nous cherchons à les valoriser. J’accorde également une très grande attention à la formation. Je cherche avant tout des gens qui ont envie d’apprendre et à qui je peux transmettre cette passion du métier et du produit. Ce n’est pas tous les jours faciles, car d’apparence, le métier de primeur n’apparait pas comme le plus sexy qui soit. Le monde des fruits et légumes est dur, peu rémunérateur compte-tenu du travail fourni, mais au final tellement humain, attachant, formateur et extraordinaire. Le métier de primeur, c’est de loin le plus beau métier du monde ».  

Une remise en question globale nécessaire
Si Patrick ne négocie jamais les prix avec ses producteurs, il se dit intraitable avec les grossistes. « Aujourd’hui, les marges pratiquées par les grossistes et les détaillants sont juste hallucinantes. C’est une honte et c’est ce qui est en train de tuer notre métier. La filière bio s’effondre aussi en partie pour cette raison-là. Une remise en question générale est indispensable pour pouvoir s’en sortir. La standardisation des fruits et légumes fait elle aussi beaucoup de mal à la profession. Beaucoup de producteurs cherchent aujourd’hui à développer les circuits courts pour valoriser les produits qui ne correspondent pas au calibre imposé par la grande distribution. Or, une pomme peut être petite mais excellente et conviendra très bien à un enfant ».

« Cette course au prix et à la standardisation pousse les professionnels à grossir afin de diminuer les coûts et ce au détriment de la qualité. Je souhaite apporter quelque chose de différent avec Conscience Primeur. Mon objectif, c’est de devenir un jour une enseigne 100 % direct producteurs, le Grand Frais des centres-villes, mais avec mes propres critères de qualité. On a besoin de ramener du sens à notre métier, du respect, de la passion et c’est comme ça qu’au final, nous nous y retrouverons tous ». 

Pour plus d'informations : 
Patrick Hasaj
Conscience Primeur
Tél. : 07 69 64 51 16
hasaj@hotmail.fr 


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