Le marché primeur de Bruxelles est plutôt calme. Chez Groothandel Michel, spécialisé dans les fraises, on attend les gros volumes de décembre. « Nous pouvons vendre, mais la récolte d'été est presque entièrement terminée. Les Sonatas de la récolte d'hiver arrivent déjà un peu sur le marché, mais il ne s'agit pas encore de gros volumes », explique Stefan Bosmans, directeur commercial.

C'est pourquoi les prix augmentent considérablement pour le moment. « La demande existe de toute façon, mais une barquette de 500 g coute environ 8 € cette semaine. Ce sont évidemment des prix très élevés pour la période de l'année », poursuit Bosmans.

« L'offre étrangère n'est pas non plus énorme. Depuis la semaine dernière, on trouve des fraises égyptiennes sur le marché belge, à 4,50 €/500 g. La qualité de ces fraises est de toute façon toujours un peu moins bonne, c'est pourquoi nous continuons à opter pour les produits belges et néerlandais. L'offre espagnole est encore peu présente sur le marché, de sorte que les fraises resteront chères pendant un certain temps. À l'approche des fêtes, la popularité remonte toujours pendant un certain temps, mais j'espère que nous disposerons alors de quantités plus importantes. »

Outre les fraises, d'autres fruits rouges marchent relativement bien pour le moment. « Les framboises proviennent principalement du Portugal et leur qualité est vraiment très bonne. Elles sont un peu plus chères, mais les gens sont prêts à mettre un peu plus pour une telle qualité. Nous avons également des myrtilles du Pérou. Bien qu'il semble y avoir un peu moins de produits qui arrivent en Europe, nous travaillons avec des prix corrects pour le marché local. »

Prise de contrôle
Il n'y a donc pas grand-chose à redire sur les affaires, affirme le grossiste, qui est décrit comme la licorne du marché Bruxellois. Alors que de nombreux grossistes sont regroupés au sein d'un même groupe, le spécialiste des fraises reste indépendant. « Et c'est ce que nous voulons », explique Bosmans. « Il est toujours difficile de nager parmi les grands, mais nous ne voulons pas dépendre d'une marque, d'un cadran ou d'un groupe. Je pense que c'est aussi l'une de nos forces et que cela fonctionne bien pour l'instant. »

Le fait que le grossiste ait repris son confrère Valckenier au début de l'année en est la preuve. « Nous étions bien assortis et cela s'inscrivait parfaitement dans notre modèle de croissance. Nous sommes donc très satisfaits de la manière dont l'intégration s'est déroulée. Nous employons aujourd'hui 12 personnes et nous pensons ainsi pouvoir nous maintenir à flot pendant un certain temps. »

Pour plus d'informations :
Stefan Bosmans
Groothandel Michel NV
Tél. : +32 22417044
stefanbosmans@michelnv.be