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Une situation très hétérogène

Tempête Goretti : plusieurs exploitations touchées

La tempête Goretti a touché l'ouest et le nord de la France dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des rafales de vent pouvant atteindre localement 213 km/h, notamment sur le littoral de la Manche. Ce matin, près de 11 000 foyers seraient toujours privés d'électricité, essentiellement en Normandie et en Bretagne. Certaines exploitations agricoles font état de dégâts, mais ceux-ci semblent très hétérogènes selon les zones. Le recensement des dégâts est toujours en cours pour de nombreuses exploitations.

La Manche, seul département placé en vigilance rouge
Jeudi, Météo-France a placé le département de la Manche en vigilance rouge « vents violents », en raison du passage de la tempête Goretti. La vigilance rouge est entrée en vigueur à partir de 21 heures dans la nuit du jeudi 8 janvier, la Manche étant le seul département concerné à ce niveau d'alerte. Cette vigilance a été rétrogradée en vigilance orange dans la nuit, vers 3 heures du matin, vendredi 9 janvier.

Parallèlement, une large bande de départements du nord-ouest à l'Île-de-France – incluant la Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, les Hauts-de-France ainsi qu'une partie de l'Île-de-France – avait été placée en vigilance orange pour vents violents dès la soirée de jeudi.

Des situations très hétérogènes selon les zones
Sur le terrain, les situations diffèrent fortement d'une exploitation à l'autre. « Certaines productions de plein champ ont été un peu bousculées mais rien de significatif », indique la coopérative bretonne Biobreizh, qui recensait ce matin cinq à six producteurs touchés sur la totalité que compte la coopérative. Les rafales ont parfois impacté certaines exploitations, en épargnant d'autres situées à proximité immédiate.

Si, pour certains, les dégâts sont « relativement importants », ils restent très localisés. Un producteur situé sur la commune de Saint-Pol-de-Léon a notamment vu 900 m² de bâche arrachés, tandis qu'un autre, à proximité de Kervan, a subi le pliage de sa structure.
« Nous avons une productrice sous serre multichapelle à Kléder, qui produit du chou chinois l'hiver. La structure a été touchée. Si la multichapelle reste ouverte, les choux risquent, avec le froid, de ne pas prendre de grammage. Et en cas d'épisode pluvieux, des racines en permanence dans l'eau peuvent entraîner une asphyxie de la plante », explique la coopérative.

Pour Biobreizh, cet épisode reste toutefois très éloigné de la tempête Ciaran de l'an dernier. « On en est très loin. Avec Ciaran, la majorité des dégâts concernaient les producteurs sous abris. » La coopérative, 100 % bio, a partagé quelques visuels de structures endommagées sur les réseaux sociaux, tout en souhaitant rappeler l'importance de soutenir l'agriculture française. « Quand on parle de démarche équitable, cela signifie que le producteur doit pouvoir vivre de son activité, investir et réinvestir le cas échéant, comme c'est le cas aujourd'hui avec cette tempête ».

« J'ai dû mettre en rupture certains de mes clients »
En Normandie, et plus précisément dans la Manche, un opérateur sous serre indique que les dégâts matériels restent limités. « Quelques carreaux ont été cassés, mais ce n'est rien d'extraordinaire. Cela arrive de temps en temps avec la grêle ou le vent, et c'est très vite remplacé », explique-t-il.

La vigilance rouge a en revanche eu un impact direct sur l'approvisionnement. Le préfet de la Manche a en effet pris un arrêté interdisant la circulation de tous les véhicules poids lourds de plus de 7,5 tonnes. « Le jeudi, mes camions ne pouvaient plus rouler après 19 heures. J'ai donc dû mettre en rupture certains de mes clients. L'interdiction a été levée le lendemain à 11 heures, et tout est ensuite rentré dans l'ordre », ajoute l'opérateur.

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