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Christian Zeiler, maraîcher, à propos de l’année de récolte et de commercialisation 2025 :

« On espère que le pouvoir d’achat va repartir un peu au printemps »

« Globalement, les prix des concombres ont été relativement satisfaisants en 2025. Nous avons toutefois été confrontés à une pression accrue des ravageurs, ce qui a représenté un véritable défi en production. Les rendements se sont ainsi situés en dessous de la moyenne pluriannuelle, tandis que la récolte de tomates a, en revanche, été légèrement supérieure. Nous savons désormais comment maîtriser cette problématique et nous sommes en conséquence mieux préparés pour la prochaine saison », résume le maraîcher Christian Zeiler.

Une amélioration de l'humeur des consommateurs est nécessaire
Outre ses sites de production situés dans l'est de l'Autriche, Zeiler exploite également une serre de concombres dans l'ouest de la Hongrie, à proximité immédiate de la frontière autrichienne. La totalité de la production de ce site est exportée vers différents pays européens par l'intermédiaire de partenaires commerciaux sélectionnés. D'un point de vue horticole, le producteur s'attend à ce que la structure des coûts continue de poser problème l'an prochain. « Les coûts (qu'il s'agisse de l'énergie, de la main-d'œuvre ou des charges fiscales) ne devraient pas diminuer l'année prochaine, mais plutôt augmenter. Dans le même temps, les prix de vente en magasin ont tendance à reculer afin de contenir l'inflation. À cela, s'ajoutent les règles de production auxquelles nous sommes soumis en Autriche, contrairement aux pays du Sud, ce qui complique davantage la situation. Ce désavantage concurrentiel demeure un défi majeur ».

Du côté commercial, Zeiler anticipe néanmoins une amélioration de l'humeur des consommateurs au cours de la nouvelle année. « Le premier trimestre restera probablement modéré, mais à l'approche du printemps, on peut espérer un léger redressement du pouvoir d'achat. Suite à près de deux années de crise, cela devient, à mon sens, absolument indispensable ».

© Hugo Huijbers | FreshPlaza.fr
Christian Zeiler sur scène lors du Congrès de la tomate 2023

Conversion aux variétés HR et production de concombres
Au-delà de la situation actuelle du marché, Zeiler revient sur des années particulièrement mouvementées. « En 2021 et 2022, nous avons été confrontés à plusieurs infections de ToBRFV sur nos exploitations. Cela a grandement contribué à une restructuration en profondeur de notre entreprise. Nos sites autrichiens de production de tomates ont été intégralement convertis à des variétés hautement résistantes issues de maisons de sélection renommées. En parallèle, notre exploitation hongroise de tomates a été transformée en un site de production de concombres hautement automatisé. Sur une superficie d'environ 8,5 hectares, nous y produisons désormais exclusivement des concombres destinés au marché de l'export. En tant que culture sur fil, le concombre présente de nombreuses similitudes avec la tomate ; ce choix s'est donc imposé naturellement ».

Selon lui, la sélection des variétés de tomates adaptées reste un processus fastidieux et exigeant. « Il arrive que nous ayons cultivé certaines variétés pendant des années et que nous ayons néanmoins dû y renoncer. Trouver une alternative capable de s'imposer visuellement et de répondre aux exigences du commerce n'a pas cependant été simple. Nous avons parfois dû appuyer sur le bouton "reset" ». Aujourd'hui, cinq variétés sont cultivées sur les différents sites, principalement des tomates cerises, complétées par des tomates en grappe.

La future mise en œuvre du règlement européen sur les emballages (PPWR), prévue pour le 1er janvier 2030, suscite également de nombreuses interrogations dans l'horticulture commerciale. Zeiler se montre néanmoins sceptique quant à la faisabilité pratique de cette réglementation. « Le marché de la tomate repose fortement sur l'achat impulsif : de nombreux consommateurs se laissent convaincre spontanément par une barquette de tomates. La fraîcheur et l'état du produit sont alors déterminants. Il s'agit de critères tels que la transparence, la protection, l'hygiène et la durée de conservation. Réunir l'ensemble de ces exigences dans le cadre de la nouvelle réglementation sur les emballages constituera sans aucun doute un défi. La question de la durabilité se pose également, notamment si la nouvelle loi devait entraîner une augmentation des démarques en point de vente. La durabilité doit être envisagée de manière globale. En tant que producteur, je suis fondamentalement favorable à l'utilisation d'emballages durables, à condition que la qualité du produit commercialisé n'en pâtisse pas », conclut-il.

Pour plus d'informations :
Christian Zeiler
Zeiler Gemüsevertrieb GmbH
Gärtnerweg 1
A-2482 Münchendorf
Tél. : +43-2259/870 72-0
[email protected]
www.tomaten.at

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