« Nous avons appris que la suppression de l'Agence Bio est de nouveau envisagée dans le cadre des travaux gouvernementaux sur la simplification de l'action publique », a indiqué La Maison de la Bio sur LinkedIn la semaine dernière. Cette suppression serait inscrite dans une feuille de route transmise début décembre à la ministre de l'Agriculture et évoquerait un rapprochement ou une intégration de l'Agence Bio au sein de FranceAgriMer, ainsi que des transferts de missions vers l'INAO, toujours selon la Maison de la Bio.
« Une telle décision fragiliserait le développement et la promotion de l'agriculture biologique qui sort à peine de deux années de crise »
Dans un communiqué publié hier, la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique a exprimé « sa vive inquiétude face aux informations récentes évoquant, à nouveau, une possible suppression de l'Agence Bio. Une telle décision fragiliserait le développement et la promotion de l'agriculture biologique qui sort à peine de deux années de crise ».
La Maison de la Bio rappelle que « pour la filière biologique, l'Agence Bio est un outil public structurant : pilotage du Fonds Avenir Bio, production de données de référence, information et visibilité du bio auprès des citoyens. À l'heure où la filière amorce une reprise et répond à des enjeux majeurs de santé publique, de transition écologique et de souveraineté alimentaire, ces signaux sont préoccupants ».
« Un signal de désengagement de l'Etat »
Pour la FNAB « Aucune évaluation sérieuse ne vient aujourd'hui justifier un démantèlement qui relèverait d'économies de court terme, aux conséquences durables et coûteuses pour la collectivité. De plus, la remise en cause de l'Agence Bio envoie un signal de désengagement de l'État, en contradiction avec les ambitions affichées pour le développement de l'agriculture biologique. Cela fragiliserait l'atteinte des objectifs nationaux (dans la LOA, objectif de 21% de la SAU en bio en 2030) et ceux fixés par le Plan Ambition Bio ».
La Maison de la Bio appelle à un soutien clair, cohérent et durable de l'État à l'Agence Bio et à l'agriculture biologique. La FNAB, appelle le gouvernement et les parlementaires à renoncer au démantèlement de l'Agence Bio, pour maintenir l'AB dans une dynamique positive.
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