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Négociations commerciales : les distributeurs boycottent le comité de suivi après les propos d'Annie Genevard

Alors que les négociations commerciales annuelles se poursuivent, le climat se tend entre la grande distribution et le gouvernement. En cause : des propos tenus par la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, au Parisien, qui ont quelque peu déplu aux enseignes.

La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), qui regroupe notamment E.Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U et Auchan, a annoncé le boycott des prochaines réunions du comité de suivi des négociations commerciales.

Dans un entretien accordé au Parisien, Annie Genevard a accusé la grande distribution d'exercer un « chantage mortifère » sur les industriels de l'agroalimentaire. « Les exigences de la grande distribution, en termes de tarifs, sont incompatibles avec les demandes des industriels », a-t-elle déclaré au Parisien, estimant que les enseignes « veulent imposer leurs baisses de tarifs ». « Certaines enseignes menacent de déréférencer certaines marques faute d'accord. J'estime que c'est un chantage mortifère pour l'agroalimentaire », a-t-elle ajouté au Parisien, considérant qu'en cas de négociations trop violentes, « à l'arrivée, ce sont les agriculteurs qui vont trinquer ».

La ministre a également affirmé au Parisien que « Les hausses sont (...) généralement justifiées et le contournement de la loi française via les centrales d'achat européennes n'est plus possible. Nous devons donc faire évoluer le droit européen, avec (le ministre des PME et du Commerce) Serge Papin », promettant d'échanger sur le sujet « avec les commissaires européens » à l'occasion du Salon de l'Agriculture (21 février-1er mars).

Dans un courrier adressé en réponse à la ministre et signé par les dirigeants des principales enseignes, la FCD dénonce des « déclarations réductrices et caricaturales ». Elle estime que « ces propos rompent avec la méthode de travail fondée sur la confiance et le respect mutuel » à laquelle distributeurs et fournisseurs s'étaient « engagés à préserver dans le cadre » de la charte signée fin novembre, à l'initiative des ministères de l'Agriculture et du Commerce.

« La volonté de dialogue n'est pas partagée, et les conditions minimales d'un échange respectueux et impartial » ne seraient « pas réunies », écrit encore la FCD. En conséquence, « les dirigeants de la distribution et la FCD ne participeront pas aux comités de suivi » des négociations, dont celui prévu cette semaine à Bercy.

Face aux accusations, les distributeurs défendent leur position. « De nombreux coûts sont aujourd'hui orientés à la baisse », souligne la FCD, citant les « matières premières agricoles (blé tendre et blé dur, pommes de terre, café, sucre, cacao…) comme industrielles (baisse énergie…) ». Selon elle, cette évolution « doit se refléter dans les négociations en cours, au bénéfice des Français, durement éprouvés par deux années de forte inflation ».

« À l'approche du Salon de l'Agriculture, désigner la distribution comme responsable de tous les déséquilibres relève d'une politique de diversion », ajoute la Fédération.

Sur Public Sénat, Michel-Edouard Leclerc a lui aussi réagi, estimant que la ministre « ne peut être que pour la corporation qu'elle défend » et pointant le manque de « transparence » des « grandes multinationales » de l'agro-industrie. Concernant le retrait de certaines références, il affirme qu'« en l'occurrence à l'heure actuelle, ce sont les industriels qui ne nous livrent pas ». Il a également défendu le recours aux centrales d'achat européennes pour peser face aux géants comme Unilever ou Nestlé, qui selon lui ne représentent pas « les intérêts des agriculteurs français ».

Source : lemonde.fr / bfmtv.com

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