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Un système de désinfection de l’eau par UV-C pour empêcher le TR4 et le Moko de pénétrer dans les bananeraies

La banane, fruit le plus consommé au monde, fait face à une pression sanitaire croissante. Parmi les principales menaces figurent la Sigatoka noire, le Moko et surtout la maladie de Panama. Cette dernière, causée par le champignon TR4, représente aujourd'hui l'un des plus grands risques pour la production mondiale de bananes.

La société A Better Choice (ABC) entend contribuer à la lutte contre ces pathogènes grâce à un système de désinfection de l'eau basé sur les rayonnements UV-C. L'innovation ne réside pas tant dans la technologie elle-même, déjà connue, que dans son adaptation spécifique à la culture de la banane et son accessibilité pour les producteurs, y compris les petits exploitants.

© A Better Choice

Une variété Cavendish particulièrement exposée
L'enjeu est considérable : environ la moitié des bananes produites dans le monde — et la quasi-totalité de celles destinées à l'export — appartiennent à la variété Cavendish. Or cette variété est particulièrement vulnérable au TR4 (Tropical Race 4), une souche du champignon Fusarium oxysporum f. sp. cubense responsable de la maladie de Panama. Ce pathogène attaque les racines de la plante et, une fois introduit dans une plantation, il peut rendre les terres impropres à la culture de la banane pendant des décennies, le champignon étant capable de survivre longtemps dans le sol. Identifié en Asie dans les années 1970, le TR4 s'est propagé en Afrique à partir de 2013 avant d'atteindre l'Amérique latine en 2019, une région qui produit environ deux tiers des bananes destinées au commerce international. La propagation se fait principalement via du matériel végétal contaminé ou par des particules de sol transportées par les animaux, les machines agricoles, les véhicules ou encore les chaussures et les vêtements. C'est pourquoi les mesures de biosécurité — désinfection des pneus, des outils et des vêtements — sont essentielles dans les exploitations.

D'autres pathogènes également à surveiller
Outre le TR4, deux autres maladies majeures menacent la production bananière : la Sigatoka noire et le Moko. La Sigatoka noire est également d'origine fongique. Contrairement au TR4, elle affecte principalement les feuilles, peut se propager par le vent et peut être maîtrisée grâce à des traitements phytosanitaires. Le Moko, en revanche, est une maladie vasculaire causée par la bactérie Ralstonia. Elle se propage via le matériel végétal, les outils agricoles, le sol et certains insectes. Contrairement au TR4, la bactérie ne persiste pas durablement dans le sol, ce qui permet de relancer la production après l'élimination des plants infectés. Les systèmes d'irrigation et de drainage jouent également un rôle important dans la diffusion de ces pathogènes. L'utilisation croissante d'eau de rivière pour l'irrigation représente un risque supplémentaire si cette eau est contaminée par TR4 ou par Ralstonia. C'est précisément sur ce point que se positionne A Better Choice, avec une solution de désinfection de l'eau par UV-C.

© A Better Choice

Une désinfection de l'eau basée sur les UV-C
« Tout commence par l'eau. C'est pourquoi nous avons développé des unités compactes capables de purifier l'eau d'irrigation des agents pathogènes tels que TR4 et Ralstonia », explique Jasper van Roon, cofondateur d'A Better Choice. Les UV-C représentent la forme la plus énergétique du rayonnement ultraviolet. « Les UV-C détruisent la structure de l'ADN des agents pathogènes. Sans ADN fonctionnel, il n'y a plus de reproduction possible, et donc plus d'infection », précise Jasper van Roon. Cette technologie n'est pas nouvelle. Elle est utilisée depuis plusieurs décennies en Europe, notamment pour le traitement de l'eau potable, la gestion des algues dans les bassins ou encore dans les serres horticoles. « Nos premières unités ont été développées avec un fournisseur spécialisé dans les systèmes UV pour piscines et bassins. Elles fonctionnent déjà depuis deux saisons en Équateur », indique Jasper van Roon. Face aux questions des producteurs concernant la consommation d'énergie, l'efficacité et les coûts, l'entreprise a poursuivi le développement de la technologie en collaboration avec le partenaire néerlandais Van Remmen UV Technology, l'université de Wageningen et son équipe aux Philippines. Ces travaux ont conduit au développement de la série H, conçue spécifiquement pour les conditions de production de la banane. « Le principal défi consistait à adapter l'application des UV-C aux conditions du terrain », explique Jasper van Roon.

Une optimisation du contact entre l'eau et la lumière
Le système repose sur un principe simple : maximiser le contact entre l'eau et la lumière UV. « Une plaque de flux dirige l'eau autour des lampes UV, ce qui augmente le temps de contact avec la lumière tout en réduisant la consommation d'énergie. Plutôt que d'amener la lumière à l'eau, nous amenons l'eau à la lumière », explique Ton van Remmen, propriétaire de Van Remmen UV Technology. Ce procédé permet d'endommager durablement l'ADN et l'ARN de nombreux micro-organismes — virus, bactéries ou champignons — sans utiliser de produits chimiques et sans risque de développement de résistances. « Notre technologie est conçue pour éliminer les agents infectieux dans les systèmes de traitement de l'eau. Notre objectif est de fournir un niveau de sécurité maximal tout en minimisant le coût total d'exploitation », précise Ton van Remmen. La première unité installée aux Philippines nécessitait 38 lampes de 400 watts pour traiter 285 m³ d'eau par heure, soit une puissance totale de 15,2 kW. La série H permet d'obtenir la même dose d'irradiation UV-C — environ 800 joules — avec seulement 24 lampes de 325 watts, soit une puissance d'environ 7,8 kW. « L'efficacité reste la même, mais les coûts d'investissement et d'exploitation sont nettement plus faibles », souligne Jasper van Roon. Roland Heringa, fondateur d'A Better Choice, ajoute : « Nous combinons connaissances scientifiques, expérience de terrain et technologies éprouvées avec un objectif clair : aider les producteurs de bananes à protéger leurs cultures ».

© A Better Choice

Trois ans d'essais avant le lancement
Le système a été présenté lors du dernier salon Fruit Logistica, après trois années d'essais en laboratoire et de tests sur le terrain aux Philippines. La désinfection de l'eau est particulièrement importante dans les régions où l'eau d'irrigation est majoritairement prélevée dans les rivières. « Lorsque l'accès aux eaux souterraines est limité, les producteurs se tournent vers l'eau des rivières, qui est souvent contaminée », explique Roland Heringa. Or cette eau est généralement trouble, ce qui peut réduire l'efficacité du rayonnement UV. C'est pourquoi les installations intègrent des capteurs permettant de mesurer la transmittance de l'eau — c'est-à-dire sa capacité à laisser passer la lumière UV. « Les appareils mesurent la transmittance en continu et alertent lorsque les valeurs deviennent critiques. Si nécessaire, le système peut réduire automatiquement le débit afin de garantir un niveau de désinfection efficace », précise Jasper van Roon.

Une alternative aux traitements chimiques
Dans de nombreuses exploitations, la désinfection de l'eau repose encore sur la chloration. A Better Choice propose toutefois une alternative. « Le chlore nécessite un temps de contact suffisant pour être efficace. Dans la pratique, ce temps n'est pas toujours respecté. De plus, il s'agit d'un produit chimique qui peut avoir des effets négatifs sur les sols, les plantes et les travailleurs », explique Jasper van Roon. À l'inverse, le traitement par UV-C n'altère pas la composition chimique de l'eau. « Nous détruisons simplement l'ADN des pathogènes. L'eau reste chimiquement inchangée et ne contient aucun résidu », conclut Jasper van Roon.

© A Better Choice

L'eau des rivières est généralement trouble. C'est pourquoi des mesures de transmittance sont effectuées au préalable afin de déterminer la quantité de lumière UV que l'eau peut transmettre. "Les appareils mesurent également la transmittance en continu et vous avertissent lorsque les valeurs deviennent critiques. Si la valeur est trop faible, le système peut automatiquement réduire le débit", explique M. Jasper, ce qui garantit l'efficacité des niveaux de désinfection.

Des petits exploitants aux champs industriels
Les systèmes de chloration sont courants, mais ABC préfère proposer une alternative. "Le chlore a besoin d'un temps de contact ; lorsque vous êtes pressé, il ne fonctionne souvent pas correctement. De plus, il s'agit d'un produit chimique, nocif pour le sol, les plantes et les personnes", explique M. Jasper. Les UV-C laissent l'eau chimiquement inchangée : "Nous détruisons l'ADN, et c'est tout. Il n'y a pas de résidus.

© A Better Choice
En collaboration avec Van Remmen UV Technology, Wageningen University & Research et sa propre équipe aux Philippines, ABC a mis au point la série H pour la désinfection de l'eau d'irrigation des bananeraies.

Le système est modulable : des petites unités (325 watts, 2-3 m³/heure) pour des parcelles de 0,5 hectare aux installations industrielles pour des centaines d'hectares (250-300 m³/heure). "Ces petites unités durent 2 à 4 ans et sont économiquement viables. Nous avons 19 types d'unités prêtes à être déployées immédiatement, adaptées aux besoins d'irrigation dans le monde entier", conclut Roland.

4 Pour plus d'informations :
Jasper van Roon (COO)
A Better Choice
Rijksstraatweg 145
7391 MK Twello (Pays-Bas)
Tel : +31 (0)6 52321450
[email protected]
www.abet terchoice.nl

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