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Les exportateurs libanais sont coupés des marchés du Golfe

Depuis son déclenchement samedi dernier, la guerre au Moyen-Orient s'est rapidement étendue, touchant désormais le Liban. La guerre a un impact sur les activités agricoles et les exportations, alors que les professionnels se remettaient à peine des dégâts causés par la guerre précédente. "Malheureusement, la situation s'est embrasée très rapidement", explique Hania Chahal, économiste libanaise spécialisée dans le marketing agro-alimentaire et le secteur des produits frais.

Les zones les plus touchées par le conflit, à savoir le sud du pays et la région de la Bekaa, représentent une part importante de la production de produits frais du pays. Les attaques rendent les exploitations inaccessibles et les civils fuient les zones de grève, créant ainsi une pénurie de main d'œuvre. Toutefois, l'impact sur la production reste minime pour le moment, selon M. Chahal.

"Compte tenu de la date du conflit, les produits les plus touchés sont les avocats, les oranges et certains légumes. Ces produits ont déjà été récoltés en grande partie, ce qui minimise les dommages à la production. Cependant, nous craignons un impact significatif sur les cultures ultérieures, telles que les cerises, les pommes de terre et, plus tard, les raisins, si le conflit se poursuit en avril", explique-t-elle.

"Les entreprises de conditionnement ont été épargnées jusqu'à présent, car elles sont principalement situées en dehors des zones chaudes. Elles font de leur mieux pour poursuivre leurs activités. Il en va de même pour les services publics destinés aux exportateurs ; il y a eu des retards dans l'obtention des certificats au cours des derniers jours, mais le ministère de l'agriculture a transféré d'urgence ces procédures dans un nouveau bureau afin de faciliter les processus", poursuit Mme Chahal.


Hania Chahal, économiste libanaise

C'est au niveau logistique et commercial que l'impact de la guerre se fait le plus sentir. D'une part, les coûts de transport ont explosé et, d'autre part, les exportateurs libanais sont coupés de marchés importants.

Selon M. Chahal, "le coût du fret maritime a plus que doublé avec l'introduction de frais de risque. Le fret aérien vers les marchés du Golfe est impossible, car les quelques compagnies encore en activité n'offrent pas de services de fret. Les routes vers les pays du Golfe ne sont plus opérationnelles depuis le début de la guerre civile en Syrie il y a 14 ans".

L'accès aux marchés est actuellement plus problématique que l'accès aux exploitations agricoles. Les marchés du Golfe, tels que les Émirats arabes unis et le Qatar, ne sont accessibles ni par voie maritime, ni par voie aérienne, ni par voie routière. Les expéditions vers l'Europe sont encore possibles et les exportateurs, en particulier dans le secteur des avocats, font de leur mieux pour continuer à exporter jusqu'à la fin de la saison en avril", ajoute-t-elle.

L'ampleur des dégâts subis par l'agro-industrie libanaise, notamment au niveau de la production, de la logistique, des coûts de transport et de la commercialisation, risque de s'aggraver considérablement si le conflit se prolonge pendant encore plusieurs semaines, conclut Mme Chahal.

Pour plus d'informations :
Hania Chahal
Tél. : +961 30 428 72
[email protected]

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