Après de nombreuses années sans rendez-vous national dédié, la filière poire se retrouvera le 4 juin 2026 sur le centre CTIFL de La Morinière pour une journée technique organisée en partenariat avec Felcoop, la FNPFruits, l'ANPP et la GEFEL. Ouverte à l'ensemble des acteurs de la filière – de la production à la distribution – cette rencontre, qui pourra accueillir jusqu'à 300 participants, vise à faire le point sur l'évolution du verger français, à partager les dernières avancées techniques et résultats d'études menées sur le poirier, et à échanger sur les perspectives d'avenir de la poire française.
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Un verger français qui retrouve une dynamique
« Cela fait au moins une dizaine d'années qu'il n'y a pas eu de journée nationale sur la poire. Il était donc temps d'en organiser une », explique Claude Coureau, Responsable produit Pomme et Poire et de l'unité Durabilité des Itinéraires Techniques en Arboriculture au sein du CTIFL. Un événement qui intervient à un moment charnière pour la filière : « Après deux décennies marquées par une diminution régulière des surfaces de poiriers, la tendance semble s'inverser puisque depuis quatre ou cinq ans, les surfaces repartent à la hausse. De nombreux hectares ont été plantés, notamment avec de nouvelles variétés, en particulier sur le segment des poires bicolores ».
Plusieurs nouveautés devraient ainsi progressivement arriver sur le marché, parmi lesquelles Q-Tee, Sweet Sensation, Xenia, mais aussi Kiara issue de la sélection de l'INRA d'Angers. Un dynamisme d'autant plus intéressant dans un contexte où la France reste dépendante des importations : « Il faut savoir qu'en poire nous ne sommes pas autosuffisants. L'objectif est donc de pouvoir proposer davantage de poires françaises aux consommateurs ».
État des lieux du verger, consommation et attentes gustatives
La matinée sera consacrée à plusieurs conférences visant à dresser un panorama complet de la filière. Un premier point portera sur l'évolution des surfaces et les perspectives liées aux nouvelles plantations qui entreront prochainement en production. Dans un « contexte de déconsommation de la poire », la question de la consommation sera également abordée à partir des données du Worldpanel. Les attentes des consommateurs seront également analysées sous l'angle gustatif. « Une collègue spécialisée dans l'analyse sensorielle présentera les résultats de trois années de travaux consacrés à la cartographie des préférences. Ce travail nous permet de mieux comprendre les profils gustatifs recherchés par les consommateurs ».
Une table ronde réunira ensuite producteurs, distributeurs et acteurs de la transformation afin de réfléchir à la feuille de route de la filière pour les prochaines années. La matinée se conclura par une intervention plus technique consacrée à l'impact du changement climatique, notamment sur les besoins en froid du poirier et les perturbations phénologiques observées en cas d'hiver trop chaud.
Trois ateliers techniques pour compléter les échanges
L'après-midi sera dédié à des ateliers pratiques organisés en petits groupes. Les participants pourront successivement assister à trois sessions thématiques : « un premier atelier sera consacré à la lutte contre le psylle, ravageur majeur du poirier. Un second portera sur les différents modes de conduite du verger, avec une visite terrain organisée en partenariat avec la station régionale de La Pugère, près de Cavaillon. Enfin, un troisième atelier abordera les stratégies permettant d'allonger la durée de conservation des poires, avec un focus sur les techniques de post-récolte.
Pour plus d'informations :
Cécile Colla
CTIFL
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Inscriptions : https://www.ctifl.fr/journee-nationale-poire