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(Egypte)

« Nous ne sommes pas en mesure d’honorer toutes les commandes en raison de perturbations logistiques »

La fin du Ramadan a relancé l'activité des exploitations agricoles et des stations de conditionnement en Égypte, mobilisées pour traiter et expédier les commandes avant les congés de l'Aïd. Si la demande en oranges égyptiennes demeure soutenue sur plusieurs marchés, le secteur traverse néanmoins une période délicate, que Ahmed Ghoneim, directeur marketing chez Fruit Link, n'hésite pas à qualifier de « crise ».

Ahmed Ghoneim explique : « La demande d'oranges est très forte, mais nous ne sommes pas en mesure d'honorer toutes les commandes en raison de perturbations logistiques. »

© fruitlink

Les routes maritimes vers les pays du Golfe sont fortement perturbées, voire totalement interrompues. « Certains ports clés pour la distribution de nos produits, comme Jebel Ali aux Émirats arabes unis, ne sont actuellement pas opérationnels. Tous les exportateurs se tournent vers le transport routier, ce qui exerce une pression considérable sur les transporteurs et entraîne une pénurie de conteneurs frigorifiques. La demande est particulièrement soutenue en Arabie saoudite et à Oman, mais les coûts de transport ont fortement augmenté », précise Ahmed Ghoneim.

La situation s'avère encore plus préoccupante sur les marchés asiatiques. Ahmed Ghoneim poursuit : « La reprise des tensions en mer Rouge ravive les problématiques liées aux délais de transit prolongés et au coût final de nos oranges. L'impact est particulièrement marqué sur les marchés sensibles aux prix, comme l'Inde et le Bangladesh, où les surcharges de risque appliquées par les compagnies maritimes rendent les oranges trop chères pour les consommateurs. En revanche, des marchés moins sensibles au prix, comme la Malaisie, l'Indonésie et Singapour, sont relativement moins affectés. »

Les difficultés d'acheminement vers l'Asie et les pays du Golfe entraînent un report des volumes vers d'autres destinations. « Les exportateurs se tournent vers tous les marchés alternatifs disponibles, ce qui crée une situation favorable pour les importateurs européens. Toutefois, ils privilégient en particulier le marché russe, dont les exigences en matière de calibre et de qualité sont similaires à celles des pays du Golfe », indique Ahmed Ghoneim.

© Fruit Link

Selon lui, « le marché européen reste le moins impacté par ces perturbations. Toutefois, nous craignons qu'il ne soit pas en mesure d'absorber l'ensemble des volumes excédentaires, d'autant que la production est particulièrement importante cette saison en Égypte. De plus, ce marché est lui aussi confronté aux surcharges de risque et à la hausse des coûts de transport. »

Dans ce contexte tendu, la pression se répercute inévitablement sur les producteurs égyptiens. Les prix des oranges à la production sont actuellement inférieurs à ceux observés à la même période l'an dernier. « La pression est très forte, d'autant que les prix du diesel et les coûts de production continuent d'augmenter au fil de la saison », conclut Ahmed Ghoneim.

Pour plus d'informations :
Ahmed Ghoneim
Fruit Link
Tél. : +20 11101 16206
[email protected]
www.fruitlinkco.com

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