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(Egypte)

« Les surcharges de risque nous asphyxient »

La guerre au Moyen-Orient exerce une pression considérable sur le commerce des produits frais, en perturbant les routes maritimes et aériennes, en faisant grimper les coûts logistiques et énergétiques, et en accentuant les incertitudes sur les marchés. Une situation particulièrement difficile pour les exportateurs égyptiens.

© Habouny Group

« Cette guerre prend des proportions désastreuses. Nous sommes pris entre le marteau des coûts de transport à l'export devenus exorbitants et l'enclume d'une demande qui stagne. Les volumes s'accumulent, tandis que la hausse des prix du carburant et la dépréciation de la monnaie nous plongent dans une situation de plus en plus incertaine », explique Abdelkader Habony, directeur de la société Al Habony.

Depuis le début du conflit, les coûts de transport, tant locaux qu'internationaux, ont fortement augmenté, notamment en raison de la hausse du carburant et de l'introduction de surcharges liées aux risques. « Tous les marchés sont touchés. Expédier un conteneur vers Jebel Ali coûte aujourd'hui environ 9 000 dollars, contre 3 800 auparavant. Vers l'Inde, les coûts sont passés de 1 500 à 5 000 dollars. Et nous devons même payer des surcharges de risque pour des destinations européennes pourtant sûres. Cela devient étouffant », souligne Abdelkader Habony.

© Habouny Group

À ces difficultés s'ajoute la dépréciation de la livre égyptienne. Le dollar s'est apprécié d'environ 10 % depuis le début de la guerre, renchérissant les coûts pour les exportateurs, qui paient leurs transports en devises étrangères. « Nous subissons tous les effets négatifs de la dépréciation, sans encore bénéficier d'un réel avantage en termes de change », indique Abdelkader Habony.

Sur le marché intérieur, les prix des produits frais ont fortement augmenté. « Les pommes de terre sont passées de 7 à 15 livres égyptiennes, les tomates de 20 à 50, les poivrons de 15 à 30 et les haricots de 38 à 50. En parallèle, nous ne constatons pas d'amélioration significative de nos revenus à l'export, faute de demande suffisante », précise-t-il.

La demande est globalement en recul sur la plupart des marchés, à l'exception notable de la région du Golfe. « Les pays du Golfe importaient auparavant d'importants volumes en provenance d'Iran, d'Inde ou d'Azerbaïdjan. Ces flux se sont interrompus, et l'Égypte est aujourd'hui l'un des rares fournisseurs encore actifs sur certains produits. La demande est forte, mais les conditions logistiques restent complexes et coûteuses », explique Abdelkader Habony.

© Habouny Group

À l'inverse, le marché européen se montre particulièrement atone. « La demande est étonnamment faible. La production locale européenne joue un rôle, mais il semble aussi que les consommateurs adoptent une attitude plus prudente », observe-t-il.

Dans ce contexte, l'ensemble des produits de saison est concerné, avec une vulnérabilité accrue pour les cultures à fort volume. « Nous disposons actuellement d'importants volumes de pommes de terre, d'oignons, de carottes et d'oranges prêts à être exportés », conclut Abdelkader Habony.

Pour plus d'informations :
Abdelkader Habony
Habony Group
Tél. : +201090999229
[email protected]
www.alhabounygroup.com

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