Australie : une ouvrière agricole met des aiguilles dans les fraises pour régler ses comptes au travail

Ce lundi, une ancienne responsable d’une fraiseraie a été jugée devant le tribunal pour s’être vengée suite à un grief au travail, en mettant des aiguilles dans les fruits. Les actions de cette femme ont causé des rappels de produits ayant dévasté l’industrie australienne de la fraise.

La magistrate Christine Roney a déclaré que, alors que les procureurs alléguaient que My Ut Trinh était « motivée par la vengeance ou la malveillance, » elle n'envisagerait aucune libération sous caution tant que les raisons de ses actes ne seraient pas élucidées.

Bien qu'aucune blessure n'ait été signalée, la crise s'est étendue à six États et à la Nouvelle-Zélande voisine. L’industrie australienne de la fraise, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, a subi de lourdes pertes financières, les fruits ayant été rappelés des rayons des supermarchés et détruits. Les principaux distributeurs de produits alimentaires en Nouvelle-Zélande ont dû retirer les fraises australiennes des magasins.

Le commissaire du commandement de la lutte contre le crime, Jon Wacker, a déclaré à la presse, devant l’audience au tribunal, que 230 incidents avaient été signalés dans tout le pays, touchant 68 marques de fraises. La peur était concentrée dans l'État du Queensland, où 77 incidents ont été signalés, dont 15 soupçonnés d'être des canulars ou de fausses plaintes.

Trinh, 50 ans, a été la première personne arrêtée. Elle a été inculpée de sept chefs d’accusation pour contamination de biens dans l'intention de causer une perte économique. Elle encourt jusqu'à dix ans de prison si elle est reconnue coupable.

Réfugiée vietnamienne arrivée par bateau il y a deux décennies, Trinh est devenue citoyenne australienne et travaillait comme responsable de cueilleurs de fruits à la fraiseraie Berrylicious située près de Caboolture, au nord de Brisbane, lorsqu'elle aurait inséré des aiguilles dans les fruits entre  le 2 et le 5 septembre, selon la cour.

La procureure Cheryl Tesch a déclaré qu'il serait avancé devant la cour que l'ADN de Trinh correspond à l'ADN retrouvé sur l'une des aiguilles découvertes dans une fraise.

Les producteurs de fraises du Queensland se réjouissent de cette arrestation. Cependant, il est déconcertant que les accusations ne concernent que six ou sept barquettes de fraises, ce qui prouve que la majorité des 200 incidents sont des imitations ou de fausses déclarations.

Selon bloomberg.com, cette crise est due aux réseaux sociaux, et les seules véritables victimes étaient les producteurs de fraises et, dans une certaine mesure, d’autres producteurs et exportateurs de fruits australiens.


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