Hier, des kilomètres de bouchons de poids lourds se sont formés sur l’autoroute A16 jusque dans le département du Nord. Les camions ont ainsi été immobilisés hier, afin de permettre une fluidification du trafic. Des régulations qui ont pourtant été insuffisantes.
A l’origine de ces perturbations : les douaniers du tunnel sous la manche qui à l’appel d’une intersyndicale, ont décidé d’accentuer leurs contrôles sur les poids lourds afin de manifester leur mécontentement. Ils souhaitent ainsi montrer à quoi ressemblera un contrôle douanier une fois que le Brexit aura été mis en application le 29 mars prochain.
« C'est une grève qui peut durer longtemps parce que les agents ne font que leur travail », a affirmé Vincent Thomazo, secrétaire général Unsa-Douanes. « La grève continuera jusqu'à ce qu'on obtienne satisfaction auprès du ministère, un certain nombre de revendications ont été posées, comme l'amélioration du pouvoir d'achat des douaniers, une augmentation d'effectifs et des moyens pour le Brexit parce que nous ne sommes absolument pas prêts », a-t-il ajouté.
Rodolphe Gintz, Directeur Général de la DGDDI (Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects), a voulu se montrer rassurant lundi à travers son tweet : « J’ai lu avec étonnement que la « grève du zèle » à Calais préfigure ce que sera le #Brexit. Je rassure : 1) nous serons prêts le 29 mars 2) l’objectif est de protéger le territoire français, pas de contrôler ce qui sort 3) la fluidité et la sécurité du trafic est notre priorité ». Par ailleurs, le directeur a précisé que des effectifs supplémentaires – soit 267 douaniers – seront mobilisés dans les Hauts-de-France.
Sources : Lemonde.fr et france3-regions