Dordogne : quel avenir pour les producteurs de fraises ?

Entre les coûts et la pénibilité du travail, la production de fraise est en péril en Dordogne. En effet, la plupart des producteurs actuels devrait partir en retraite d’ici 5 années mais la relève ne se presse pas pour reprendre le flambeau.

Les producteurs de fraises sont inquiets du manque de candidats à la reprise de leurs exploitations. Cette activité agricole particulièrement éprouvante ne parvient pas à séduire les jeunes générations. D’ici cinq ans, il ne pourrait rester « qu’un quart des exploitations », selon la présidente de l’association départementale des producteurs de fraises. Trois quarts des quelque 200 fraisiculteurs de Dordogne sont nés entre 1958 et 1964; ils partiront donc à la retraite.

« Les enfants ne veulent pas reprendre, renchérit Christian Pineaud, producteur gérant des Délices de Mady à Coulounieix Chamiers. Ils voient qu’on fait énormément d’heures, qu’on travaille sept jours sur sept, qu’on ne prend que trois semaines de congé par an et tout ça pour un petit peu plus que le Smic… Ils ne sont pas fous ».

Pour rendre leur activité plus attractive, certains exploitants se sont lancés dans la confection de confitures en utilisant les invendus, une façon de se diversifier tout en luttant contre le gaspillage. L’arrivée de la technologie aide un petit peu à moderniser l’image du métier. « On récupère les données collectées par les sondes installées dans le sol sur le smartphone, explique-t-il. Il paraît que beaucoup de gens veulent se remettre au vert donc on espère pouvoir intéresser quelques jeunes », explique un producteur.

Avec cet affaiblissement, c’est toute une économie locale qui va en subir les conséquences (les fournisseurs en plants, matériel agricole et aussi les commerçants qui distribuent les fraises) avertit la présidente de l’association de producteurs. « Il faut aussi voir ce qu’on peut faire dans les écoles agricoles parce que les jeunes ne pensent pas forcément à la fraise mais plutôt à l’élevage ou aux grandes cultures, ajoute-t-elle. Le chantier est vaste ! »

Source : 20minutes.fr


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