A cause de la trop grande surface de production utilisée pour les tomates, l’Union des coopératives de Paimpol et de Tréguier (Côtes-d’Armor) a constaté un engorgement précoce du marché. Il s’agit de la pire crise de la tomate depuis 45 ans.
L’union des coopératives mettent en avant deux motifs pour cette crise : « Déjà, à une surface de production trop importante qui déséquilibre les marchés », pointe Gilbert Brouder, président de l’union. « Il y a 40 ha de plus en 2018 en France. » En 2016, on recense 2 298 ha, que cela soit sous serre ou en plein air. L’UCPT, elle, compte 120 ha depuis plusieurs années. Tout cela représente 58 000 t de produits.
Le prix des ventes est affecté : il est de « 0,50 € le kilo avec l’emballage quand le producteur en demande 0,90 € », poursuit le président. À cela s’ajoutent bien sûre les coûts de main-d’œuvre et de chauffage
L’agriculture biologique pourrait être une solution pour sortir de cette crise. « Elle pousse à la rotation des cultures », constate Gilbert Brouder. « Il faudrait aussi une remise en question du bio sous abri et pouvoir planter des tomates en hiver si on en veut en avril et mai. Ce qui est entré dans les mœurs de la clientèle aujourd’hui. »
Il faut d’ailleurs signaler qu'aujourd’hui 650 000 t de fruits et légumes sont actuellement produits en bio par les membres de l’union et de nombreux agriculteurs sont également en reconversion. Le problème à ce sujet est qu’en France il faut deux ans pour achever la mutation vers le bio alors qu’en Espagne et ailleurs en Europe, il suffit de six mois.
Source : ouest-france.fr