Francisco Moya, Negonor – réseau Vitalis :

« La demande en pommes de terre fraîches reste soutenue »

Au début du confinement, le réseau Vitalis a été confronté à une demande de pommes de terre soudainement très conséquente. « Pour faire face à cette forte évolution de la consommation, nous avons rapidement dû organiser nos outils de production et de conditionnement, tout en prenant le maximum de dispositions en faveur de la sécurité de nos salariés. La première semaine a donc été très particulière. Ensuite, une certaine organisation s’est mise en place », explique Francisco Moya, directeur de la société Negonor.


 
Bien que la consommation se soit relativement stabilisée par la suite, elle reste importante : « Nous avons eu une activité très soutenue pendant le premier mois. Puis, au fil des semaines, les ventes ont commencé à se réguler. La consommation demeure au-dessus de la moyenne par rapport aux autres années, mais nous avons une meilleure appréhension des besoins. Peu à peu, nous avons diminué les références de conservation pour une offre primeur qui fait actuellement son entrée sur le marché. Aujourd’hui, l’activité reste significative bien que les ventes sur la partie export s’amoindrissent progressivement, puisque la production recommence dans les pays que nous approvisionnions ».
 
Face à cette demande conséquente, les approvisionnements se sont bien déroulés : « Nous n’avons pas été dans une situation de manque au niveau de l’offre car nous avions suffisamment de stock pour poursuivre la saison. Par ailleurs, il y a eu dans cette période particulière une certaine rationalisation de l’offre ».
 
« Le démarrage de la campagne de pommes de terre primeur est positif »
Les premières pommes de terre primeur sont arrivées sur le marché et la campagne battra son plein au mois de juin : « Aujourd’hui sur l’offre primeur existante, la mise en avant du produit s’est bien passée. Mais nous aurons un aperçu réel du marché dans 3 ou 4 semaines. Le surplus d’activité que nous avons eu engendre une situation positive pour la pomme de terre primeur puisqu’elle arrive dans un contexte où l’offre est un peu moins pléthorique que les autres années. Par ailleurs, nous avons un produit qualitativement parlant et d’un point de vue sanitaire qui se comporte bien. Donc pour le moment tout se passe bien et les perspectives pour la suite sont plutôt bonnes », explique Francisco.
 
« Le seul point d’interrogation actuel concerne la problématique liée à l’effondrement du secteur frite »
Si les ventes ces dernières semaines ont plutôt été favorables en ce qui concerne les pommes de terre fraîches, on ne peut malheureusement pas en dire autant pour l’industrie de la frite : « Le seul point d’interrogation actuel concerne la problématique liée à l’effondrement du secteur frite et les conséquences que cela aura sur le marché de la pomme de terre. Bien que nous soyons aujourd’hui seulement impactés de façon résiduelle sur certaines références premier prix, la filière frais n’a pour le moment pas vraiment été touchée. Nous avons tout de même des producteurs qui cherchent à trouver des débouchés pour des pommes de terre destinées à la base à la transformation, mais cela n’est pas toujours possible et le devient de moins en moins au fil des semaines vis-à-vis des standards de qualité exigés dans le secteur du frais. Par ailleurs, nous espérons que ces volumes excédentaires liés à l’industrie induits par une chute de la demande ne pèsent pas trop sur la campagne en devenir », conclut Francisco.
 
Pour plus d’informations :
Francisco Moya
Negonor
Tél. : +33 3 87 92 42 33
francisco.moya@negonor.com  
www.negonor.com  


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