Une production en progression et un bilan carbone positif pour la banane de Guadeloupe et Martinique

Lors de la conférence de presse de l'UGPBAN qui s'est tenue le jeudi 17 mars Pierre Monteux, son directeur, a présenté le bilan et les perspectives 2022 de la filière Banane de Guadeloupe et Martinique ainsi que le bilan carbone et les actions organisées conjointement avec son partenaire, le groupe CMA-CGM. L'occasion également d'ouvrir aux journalistes présents les portes de la mûrisserie de Rungis. 

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De gauche à droite : Sébastien Thafournel, Responsable qualité , Lina Rénel, Directrice Technique en amont, Pierre Monteux, Directeur Général, Grégory Fourcin, Vice-président des lignes Amérique latine et Océanie CMA-CGM et et Jacques Gérault, Conseiller institutionnel du groupe CMA-CGM lors de la conférence de presse. 

Avec la participation de Sébastien Zanoletti, Consultant expert en développement durable présent en visioconférence. 

Un bilan carbone positif pour l’UGPBAN et son partenaire CMA-CGM
La filière banane de Guadeloupe et Martinique s’est engagée depuis plusieurs années dans une démarche de durabilité et notamment au travers du Plan Banane Durable lancé en 2008. Résultats ? -38 % pour les engrais avec notamment l'arrêt de l'épandage aérien, -75 % pour les pesticides et des émissions de gaz à effet de serre réduits de 14 % (800 g de CO2 par kilo de banane contre 900 grammes en 2006). Mais à terme, la filière Banane de Guadeloupe et Martinique souhaite davantage réduire son emprunte avec une diminution encore plus importante des intrants, le développement des énergies renouvelables et notamment l'éolien et le photovoltaïque, ainsi que le développement de l'agroforesterie. 

Mais c'est aussi au travers de son partenariat avec le groupe CMA-CGM, que l'UGPBAN peut aujourd'hui constater une baisse de 50 % de son emprunte carbone sur le transport maritime grâce notamment à une modernisation des équipements et des navires et un investissement dans les nouvelles énergies comme le GNL (gaz naturel liquéfié) et le Bio-fioul qui permet, lui, une réduction des émissions de 84 %. 

Bananes HVE 

Une production en progression depuis 2020
Avec 180 000 tonnes en 2020 et 198 000 tonnes en 2021, l’UGPBAN espère atteindre les 210 000 tonnes sur le marché hexagonal pour l’exercice 2022 et ainsi continuer sa progression. « Le potentiel est là en termes de surfaces plantées sur la Guadeloupe et la Martinique », indique Pierre Monteux. Une sole bananière qui reste stable avec près de 550 producteurs, malgré une très légère érosion du nombre de producteurs dû à un vieillissement de la population. 

Une année 2021 compliquée et un bon départ en 2022
En 2021 la banane de Guadeloupe et Martinique a souffert de négociations commerciales déflationnistes qui se sont installées dès la fin 2020 dans un environnement « extrêmement concurrentiel » (banane Dollar d’Amérique latine). L'an dernier le prix moyen européen de la banane a atteint des niveaux très bas : 11,70 euros pour la caisse de 18,5kg contre 15 euros en 2016. Même constat pour le marché français avec un prix de 640 euros la tonne en 2021 contre 671 euros en 2020 (toutes catégories et toutes destinations confondues).

Une fin d'année 2021 marquée par une augmentation des coûts de production. « Nous avons eu des augmentations au niveau des intrants de manière considérable. » Carton, plastique, bois, énergie... Un surenchérissement des coûts de production « extrêmement important ».

Le début d’année 2022, lui s’est inscrit dans un contexte plutôt favorable avec une demande assez forte malgré les problématiques de fret et la pénurie de conteneurs. « Sur les premières semaines de l’exercice 2022 nous avions des volumes modérés et un marché plutôt bien orienté. Mais les dernières semaines ont assombri le ciel », affirme Pierre Monteux. Des conséquences importantes sur le prix des matières premières et notamment les engrais qui se font déjà sentir.

Conflit ukrainien : « un effet domino à redouter »
Pierre Monteux a également fait part de ses inquiétudes quant aux répercussions du conflit ukrainien sur la filière. Car avec 2 millions de tonnes par an, la Russie et les pays voisins constituent des « marchés de consommation importants ». « Il y a un effet domino à redouter. Avec la fermeture des frontières et du port d’Odessa, les 2 millions de caisses hebdomadaires destinées à la Russie devront trouver d’autres destinations et l’Europe est un marché d’ajustement idéal. » Des bananes qui devraient donc se retrouver sur le marché européen d’ici la mi-avril. « Ce seront des bananes qui seront vendues à des prix dérisoires et qui auront pour effet de déstabiliser le marché. Nous avons déjà perdu 10 % du prix actuellement à cause du conflit. »


Mûrisserie de Rungis

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Pour plus d’informations :
Marie-Christine Duval
Agence COMECLA
Cell. : 06 61 50 98 09


Date de publication:
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