« J'ai sept camions aux portes de Lyon qui ne peuvent plus avancer et qui cherchent des routes alternatives, avec toutes les conséquences que cela implique », explique Thomas Bos, de Thomasol, à Alicante.
« En étant plus flexibles, par exemple en utilisant nos succursales, nous nous déplaçons partout. Mais il y a des retards et, au bout du compte, cela coûte de l'argent », observe Henk van Berkel de Primever Holland.
« Nous sommes assez touchés par les grèves, même vers l'Angleterre parce que nous utilisons l'Eurotunnel », déclare Marcel Visser de Freight Line Europe. « Par chance, les agriculteurs rentrent souvent chez eux le soir venu et nos marchandises arrivent en France assez tard. Mais toute la semaine, nous avons été touchés. La marchandise en provenance d'Espagne arrive parfois avec un jour ou plusieurs jours de retard. »
« Le problème, c'est qu'on n'a pas de visibilité : un jour, une route est fermée et le lendemain, ça en est une autre. Par ailleurs, il est difficile pour nos chauffeurs de trouver un parking sûr. Dans trois semaines, les manifestations seront probablement terminées, mais la police arrêtera nos chauffeurs pour avoir dépassé leurs heures de travail. »
« Jusqu'à présent, nous nous en sommes bien sortis », déclare Marc Vreugdenhil de C. Vreugdenhil Int. Transport. « Avec des déviations de temps en temps, et souvent grâce à des chauffeurs qui anticipent eux-mêmes les barrages. »
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