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Retour sur la journée technique de l’AOP Pêches et abricots

« Le marché des fruits plats est aujourd’hui totalement ouvert »

La journée annuelle d'information technique de l'AOP Pêches et abricots de France a réuni près de 100 producteurs et responsables techniques de Rhône-Alpes, Provence, Gard, Corse et Roussillon la semaine dernière. Verger, phyto, variétés, francisation ou encore maladie de conservation : le point sur les dernières avancées et enjeux de la filière.

© AOP Pêches et Abricots de France
La journée a rassemblé producteurs, intervenants, experts privés, stations d'expérimentation ainsi que le service « machinisme » de la Chambre d'agriculture du Gard

Développement des créneaux précoce et tardif
Cette journée technique a été l'occasion de dresser un état des lieux précis du verger français, sur la situation actuelle mais également une projection à 3 et 5 ans. « L'objectif était d'avoir une vision très précise du verger et de la production aujourd'hui, mais aussi des perspectives à moyen terme, afin de guider les producteurs au mieux pour qu'ils profitent des opportunités offertes par le marché », explique Raphaël Martinez, directeur de l'AOP Pêches et Abricots de France. Si une légère diminution des plantations de pêches et nectarines est observée, le taux de renouvellement reste toutefois dynamique, autour de 5 %, contre 7 % auparavant. Le verger français est aujourd'hui composé à 65 % de nectarines et 35 % de pêches, un équilibre jugé satisfaisant. En abricot, en revanche, le renouvellement reste « un peu faible », mais davantage orienté vers des variétés plus intéressantes sur le plan gustatif, et surtout sur les créneaux précoces et tardifs. Un point stratégique pour la filière car « aujourd'hui, la production est très concentrée entre la mi-juin et la mi-juillet or les opportunités de marché se situent avant et après ».

Lutte contre les ravageurs et maladies de conservation
Si la filière fruits à noyau est moins tributaire que d'autres vis-à-vis des néonicotinoïdes, elle reste confrontée à certaines impasses techniques liées à la disparition des substances actives comme le Movento. L'AOP a donc mené un travail d'information, en s'appuyant sur les recherches de l'INRAE pour déposer des demandes de dérogations et ainsi continuer à utiliser certains produits dans des conditions strictement encadrées : lutte contre les pucerons, vecteur de la Sharka et maladies de conservation (Moniliose). Sur ce dernier point, l'AOP a également mené un travail, en station cette fois. « Car la propagation de la maladie dépend aussi des pratiques de nettoyage en station », explique Raphaël Martinez. « Or on dispose désormais de techniques permettant d'identifier la présence de souches de Monilia et dans quelles proportions ce qui nous permet d'adapter les stratégies de traitement ».

Un nouveau panorama variétal dédié au segment plat
Cette journée a également été l'occasion pour Alexi Bois, nouveau président de l'AOP Pêches et Abricots, d'échanger avec les producteurs sur leurs préoccupations. Les innovations dont les progrès effectués sur les pulvérisateurs - économies de produits, traçabilité - et la génétique nouvelle en abricots et pêches-nectarines plates ouvrent cependant de belles perspectives. A l'image de ce qui existe déjà en abricot, l'AOP a réalisé un panorama des variétés issues de l'ensemble des éditeurs présents sur le segment plat (5 au total), en collaboration avec les stations d'expérimentation régionales. « Nous avons créé un système d'observation pour faciliter le travail des producteurs et ainsi repérer les meilleures variétés déjà commercialisables et celles qui vont arriver très prochainement. Un calendrier variétal qui offre vision complète des propositions des éditeurs ».

Le marché des fruits plats : un marché d'avenir
Le segment des fruits plats offre aujourd'hui d'importantes perspectives pour les producteurs français, d'autant que la phase de développement exponentiel en Espagne semble aujourd'hui terminée. « Le marché des fruits plats est aujourd'hui totalement ouvert. L'offre espagnole, qui avait comme avantage le goût et le prix, a subi un sérieux revers lors de la campagne 2025, très décevante en termes de qualité (du fait des incidents climatiques) ; elle atteint des niveaux de prix identiques à ceux des pêches rondes », explique Raphaël Martinez. Malgré ces perspectives encourageantes, le développement des pêches et nectarines plates reste toutefois assez lent. « Ce sont des fruits plus difficiles à produire car plus fragiles et plus complexes à manipuler en station de conditionnement, ce qui nécessite des chaînes dédiées et donc des investissements importants. Les producteurs qui se lancent aujourd'hui ne sont pas encore totalement sécurisés, ce qui explique un développement peu rapide. ».

Pour plus d'informations :
Raphaël Martinez
AOP Pêches et Abricots de France
Tél. : +33 (0)6 09 98 38 09
[email protected]

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