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Simon Charmette, co-fondateur d'Atypique, le grossiste des fruits et légumes déclassés

« 80 % des producteurs interrogés déclarent avoir augmenté leurs revenus »

Dans un contexte agricole de plus en plus fragile (pressions économiques, évolution des normes et incertitudes réglementaires), Atypique, grossiste spécialisé dans la valorisation des fruits et légumes déclassés à destination des professionnels veut se placer comme partenaire économique des producteurs français. Car chaque année en France, plus de 1 million de tonnes de fruits et légumes sont écartées au stade de la production pour défaut de calibre, de forme ou de coloration, alors même que 17,7 % des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté.

© Atypique
Selon l'ADEME sur 21 exploitations agricoles jusqu'à 43 % des volumes de fruits et légumes peuvent même être écartés avant mise en marché, principalement pour des critères esthétiques

« Près de 36 % des producteurs déclarent ne pas récolter s'ils n'ont pas de solutions rentables »
© AtypiqueLes fruits et légumes figurent parmi les produits les plus touchés par le gaspillage alimentaire : près de 32 % des pertes et gaspillages alimentaires ont lieu au stade de la production, bien avant que les produits n'atteignent la transformation ou la distribution (selon l'ADEME).

« Faute de débouchés viables, ces produits dits déclassés sont parfois laissés au champ ou détruits, et pour le producteur, c'est la double peine car c'est du travail non payé et des ressources d'eau et d'énergie gaspillées », explique Simon Charmette, co-fondateur et président d'Atypique.

D'après une enquête menée par l'entreprise en 2025 auprès de 50 producteurs partenaires, 36 % des interrogés déclarent ne pas récolter ces fruits et légumes s'ils ne disposent pas de solutions de commercialisation à la fois rentables et valorisantes.

« En moyenne, le déclassement représente environ 10 % de la production, mais cette part peut monter à 30, 40, voire 50 % dans certains cas, notamment lors d'incidents climatiques ayant un impact sur la production comme par exemple sur les calibres », explique Simon Charmette. « Les aléas climatiques sont devenus presque monnaie courante donc la part de déclassé a plutôt tendance à augmenter. L'enjeu ici est d'apporter davantage de résilience aux exploitations face à ces situations. »

© Atypique
De 50 producteurs partenaires en 2022, Atypique travaille aujourd'hui avec près de 150 producteurs répartis sur toute la France et près de 900 clients

« 80 % des producteurs interrogés déclarent avoir augmenté leurs revenus »
En rachetant ces produits déclassés à un prix juste, Atypique permet aux producteurs de sécuriser une partie de leurs revenus, de stabiliser leur trésorerie et de simplifier leurs pratiques de tri et de récolte. Selon l'enquête menée par la société l'an dernier, 80 % des producteurs interrogés déclarent avoir augmenté leurs revenus grâce à ce débouché complémentaire, que ce soit pour consolider leur exploitation ou envisager de nouveaux investissements.

« Nous récoltons des produits jusque-là laissés dans les champs. Nous avons aussi modifié notre tri dès la culture : désormais, on ramasse tout. C'est plus simple, plus rapide, et beaucoup plus productif », témoigne un producteur partenaire.

Depuis sa création en 2021, Atypique indique avoir sauver près de 8 000 tonnes de fruits et légumes.

© Atypique

Soutenir les producteurs tout en répondant aux enjeux de la restauration
En parallèle, Atypique s'adresse aux professionnels de la restauration – collective (70 % avec le scolaire, entreprise et médico-social), commerciale (15 %) et marchés publics (15 %) – et leur propose une solution pour concilier exigences de la loi EGAlim et maîtrise des coûts. L'intégration de fruits et légumes déclassés permettrait ainsi de réaliser, en moyenne, 19 % d'économies sur le budget dédié aux fruits et légumes frais. Ce modèle permet aux cuisines de proposer des repas plus responsables, sans compromis sur la qualité, tout en contribuant concrètement à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

© Atypique

« Nous ne prétendons pas résoudre les défis structurels de l'agriculture française »
Atypique ne prétend pas résoudre à elle seule les défis structurels de l'agriculture française. Elle veut agir à son niveau avec pragmatisme dans un contexte où les producteurs français font face à une réalité économique de plus en plus contraignante. « La difficulté croissante à se rémunérer, la concurrence déloyale, l'augmentation constante des coûts de production, les charges... autant d'éléments qui pèsent aujourd'hui lourdement sur les exploitations », souligne Simon Charmette. « On demande aux producteurs d'être au même niveau de prix que leurs concurrents, ce qui n'est tout simplement pas possible. C'est là que les grossistes ont un rôle clé à jouer : accompagner leurs clients vers des choix plus responsables. C'est aussi un appel à l'ensemble de la filière car nous pensons qu'il est possible de faire mieux sans opposer les modèles. »

Pour plus d'informations :
Simon Charmette
Atypique
254 rue Vendôme
69003 Lyon
[email protected]
[email protected]
atypique.eco

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