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Quels ont été les points abordés lors de la Journée Filière Maïs Doux ?

Le 27 janvier dernier à Bordeaux s'est déroulée la Journée Filière Maïs Doux, organisée par la section maïs doux de l'AGPM. Au total, près de 70 personnes se sont réunies (producteurs, semenciers, industriels et institutionnels) pour évoquer les enjeux de la filière mais également faire le point sur la production et certains dossiers phares : assurance récolte, importations chinoises, baisse de consommation...

Des surfaces françaises en baisse
Le niveau des surfaces françaises en 2025, au plus bas depuis 2010 avec 17 750ha semés, soit une nouvelle baisse de surfaces de -18% par rapport à l'année précédente. En cela la France suit une tendance de fond à l'échelle de l'Union européenne. Un focus a également été fait sur les démarches de structuration de la filière à travers les Organisations de Producteurs (OP). Au 1er janvier 2025, 98 % des producteurs étaient engagés dans une OP, leur permettant ainsi d'accéder à des Programmes Opérationnels (PO) qui intègrent désormais le maïs doux. Ce levier doit renforcer la compétitivité de la filière et accélérer son inscription au cœur de la transition écologique.

Maïx chinois et procédure anti-dumping
Dans un deuxième temps, Adrien Mary, délégué général de l'AETMD (Association européenne des transformateurs de maïs doux) a fait un point spécifique sur l'évolution des importations massives de maïs doux en conserve chinois observées depuis 2022 et notamment les conclusions de la plainte pour antidumping déposée en 2024 par les industriels européens, avec le soutien de l'AGPM. Cette démarche a porté ses fruits avec l'adoption, par la Commission européenne en août 2025, de droits antidumping dits « provisoires » allant de 37 à plus de 55 % selon les entreprises. Cette décision très attendue par les acteurs de la filière française permet déjà de réduire les importations chinoises. Cependant, ses effets sur les programmes de production pourraient ne pas être immédiats.

Table-ronde : « Assurance climatique du maïs doux : faut-il tout repenser ? »
S'en est suivie une table-ronde consacrée au thème « Assurance climatique du maïs doux : faut-il tout repenser ? » qui, dans le contexte actuel du changement climatique impactant de façon majeure l'ensemble des producteurs, est un sujet central pour la filière maïs doux afin d'en garantir l'avenir et la pérennité. Il en va de sa capacité à maintenir l'attrait de cette culture contractuelle pour quelle continue d'apporter de la valeur ajoutée aux exploitations et aux territoires.

Ils ont ainsi pu évoquer les pratiques d'assurance des producteurs de maïs doux mais aussi les limites identifiées du dispositif d'assurance récolte subventionné, parmi lesquels la méthode de calcul du rendement assuré. Sur ce sujet, l'annonce récente de la ministre de l'Agriculture, Madame Annie Genevard, concernant la possibilité de raisonner à partir d'une moyenne sur 8 ans comme le prévoit la réglementation européenne doit être activée au niveau national, comme l'a souligné Franck Laborde.

Renforcer les liens entre l'amont et l'industrie
En conclusion, la parole a été donnée à André Bernard, président de l'interprofession l'ANIFELT (Association nationale des fruits et légumes transformés), qui a évoqué le nécessaire renforcement des liens entre l'amont et l'industrie, notamment pour faire face à la baisse de la consommation et à la pression des marchés et trouver des solutions collectives sur le sujet majeur de l'eau. Enfin, Franck Laborde, président de l'AGPM s'est exprimé pour évoquer l'importance des « petites filières » à haute-valeur ajoutée qui sont essentielles à nos territoires dans un contexte où les marges ne sont plus suffisantes pour faire face aux aléas et investir dans l'avenir. Les cultures contractuelles comme le maïs doux doivent pour lui, contribuer à stabiliser les résultats des exploitations.

Pour plus d'informations :
AGPM
21, chemin de Pau
64121 MONTARDON
Tél : +33 (0) 5 59 12 67 00

Photo de la première page: © AGPM

Date de publication:

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