Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)

Comme nous donnons la possibilité de consulter nos articles gratuitement, nous comptons sur les revenus de nos bannières publicitaires. Merci donc de désactiver votre bloqueur de publicités et de réactualiser la page pour pouvoir poursuivre votre visite sur ce site.

Cliquez ici pour savoir comment désactiver votre bloqueur de publicité.

Sign up for our daily Newsletter and stay up to date with all the latest news!

S'abonner I am already a subscriber
Surproduction et prix en chute libre

Les GMS françaises appellent à consommer du poireau

Hier, cinq enseignes de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Coopérative U et Intermarché) ont appelé les consommateurs à acheter des poireaux français pour 'venir en aide à la filière'. Si des opérations commerciales sont mises en place en magasin, les distributeurs rappellent néanmoins que « la sortie de crise repose également sur l'acte d'achat. » Pour la 9e journée consécutive, FranceAgriMer a déclaré le poireau en situation de crise conjoncturelle.

Une augmentation des stocks due à un hiver trop doux
La filière fait face à une situation de surproduction. L'hiver particulièrement clément a favorisé des récoltes abondantes. Les conditions climatiques « exceptionnellement douces ont accéléré la production en grande quantité de poireaux », notent les enseignes. Si les volumes ne sont pas consommés très rapidement, ils risquent d'être perdus, entraînant une chute des prix pour les producteurs, alertent-elles.

La situation se complique également dans certaines zones de production : les épisodes pluvieux ralentissant fortement les récoltes, les sols deviennent difficilement praticables en raison de la boue (la carotte serait également concernée). Et les précipitations annoncées dans les prochains jours ne devraient pas améliorer les conditions.

Le prix du poireau « ne couvre plus les charges »
Cette situation n'est pas nouvelle puisque la FDSEA de la Manche alertait déjà en novembre dernier : « Les prix du poireau comme des choux se sont effondrés au point de ne plus couvrir les charges de production. » Actuellement, selon certains producteurs, le prix d'achat du poireau se situerait entre 40 et 50 centimes le kilo ; il manquerait donc 25 à 30 centimes supplémentaires pour couvrir l'ensemble des coûts de production. Pour la FDSEA, la GMS doit « cesser tout bradage du prix du poireau en dessous de 2 euros du kg dans ses rayons » sans pour autant afficher des prix excessifs » qui pourraient détourner le consommateurs du produit.

Quelles mesures mises en place en rayon ?
À l'instar du chou-fleur, pour lequel les enseignes avaient lancé un appel similaire en décembre dernier, la grande distribution a indiqué avoir mis en place plusieurs dispositifs, pour accroître la visibilité du produit et inciter le consommateur à l'achat, parmi lesquels : un « renforcement des volumes du poireau français référencés » ainsi que des mises en avant et théâtralisations en magasins.

Articles connexes → See More