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Pastèque : les droits de douane élevés privent les exportateurs mauritaniens de la forte demande marocaine

La saison de la pastèque mauritanienne a commencé, la demande européenne étant stimulée par l'arrivée du Ramadan. Cependant, les exportateurs mauritaniens regrettent toujours l'inaccessibilité du marché marocain, où la demande liée au Ramadan rencontre un marché vide.

Le marché marocain est depuis longtemps inaccessible aux produits frais mauritaniens, selon les exportateurs du voisin du sud, malgré le fait que la saisonnalité des pastèques mauritaniennes ne coïncide pas avec la production nationale marocaine. Après plusieurs années de plaidoyer, les exportateurs mauritaniens ont finalement réussi à obtenir un accord entre les deux gouvernements autorisant l'exportation de melons et de pastèques. Les premières expéditions ont commencé la saison dernière, mais elles se sont limitées à quelques conteneurs. "Après l'expérience de la saison dernière, les exportations sont encore nulles cette année", se plaint un exportateur mauritanien.

© Maurifarm

"L'accord autorisait les exportations, mais en réalité, il imposait des conditions douanières prohibitives qui rendaient les pastèques mauritaniennes trop chères sur le marché marocain. Les droits de douane et autres frais d'exportation au Maroc s'élèvent à eux seuls à 90 000 dirhams par conteneur d'environ 24 tonnes, sans compter le coût des pastèques. La vente des quelques conteneurs sur le marché marocain la saison dernière a été très difficile et nous avons finalement subi des pertes. Il y a certes une forte demande, surtout pendant le Ramadan, mais le prix au kilo, surtout pour les grosses pastèques, devient trop élevé pour les consommateurs à l'arrivée des fruits", rapporte Amine Amanatoullah, PDG de Maurifarm.

De nombreux producteurs mauritaniens, dont un grand nombre sont en fait des investisseurs marocains, demandent un accès effectif au marché marocain. Amanatoullah déclare : "Les préoccupations des autorités marocaines sont compréhensibles, mais nous leur avons apporté des réponses au cours de nos réunions. La précocité de la saison des pastèques mauritaniennes fait qu'elles ne concurrencent pas la production marocaine. De plus, le certificat phytosanitaire mauritanien est reconnu dans l'Union européenne, alors pourquoi susciterait-il des inquiétudes au Maroc ? Au final, la demande des consommateurs marocains en pastèques pendant le Ramadan reste forte, mais ni les producteurs marocains, ni les producteurs mauritaniens ne peuvent en profiter. Nous demandons donc une réduction des droits à l'exportation".

© Maurifarm

"Les pastèques et les melons sont les seuls produits frais que la Mauritanie peut exporter vers le Maroc et bénéficier de la demande marocaine. En contrepartie, plusieurs produits marocains sont importés en masse en Mauritanie", souligne M. Amanatoullah.

Par ailleurs, les pastèques mauritaniennes sont très demandées en Europe malgré les basses températures. "Il y a toujours une demande de pastèques sur le marché européen pendant le Ramadan, même quand il fait froid. La campagne d'exportation bat actuellement son plein. Chez Maurifarm, nous exportons trois à cinq conteneurs par jour vers le marché européen jusqu'au début du mois d'avril".

Pour plus d'informations :
Amine Amanatoullah
Maurifarm
Tél .: +222 4220 2297
[email protected]

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