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Le Maroc est en tête des exportations africaines d'avocats (430 000 tonnes) en 2025

L'Afrique a exporté environ 430 000 tonnes d'avocats en 2025, soit une progression de 16,7 % des volumes, selon la Revue du marché des fruits tropicaux publiée par la FAO. Cette croissance a été soutenue par une demande dynamique en Europe, au Moyen-Orient et dans certaines régions d'Asie, dans un contexte où les évolutions logistiques et les conditions d'accès aux marchés ont profondément modifié le classement des principaux exportateurs.

Le Maroc enregistre la plus forte expansion, avec une hausse d'environ 90 % de ses exportations sur un an, pour atteindre près de 141 000 tonnes. Le pays se hisse ainsi pour la première fois à la première place sur le continent.

Le Kenya rétrograde en deuxième position, avec des exportations en recul de 19 %, à environ 105 164 tonnes. La FAO attribue principalement cette baisse à des contraintes logistiques, notamment les perturbations sur des axes maritimes majeurs comme la route de la mer Rouge.

Les problèmes de sécurité à proximité du canal de Suez ont contraint de nombreux armateurs à contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, allongeant significativement les délais d'acheminement vers l'Europe et renchérissant les coûts de fret. Pour le Kenya, dont l'Union européenne demeure le principal débouché, ces délais supplémentaires pèsent sur la qualité et la durée de conservation des fruits. À l'inverse, les expéditions depuis des ports marocains comme Tanger Med vers le sud de l'Europe ne nécessitent que quelques jours, contre plusieurs semaines pour l'Afrique de l'Est en cas de réacheminement.

Au Maroc, la production s'est renforcée ces cinq dernières années grâce à des investissements dans l'irrigation et à l'implantation de nouveaux vergers dans les régions du Souss-Massa et du Gharb. Les stations de conditionnement ont également adapté leurs standards aux exigences des enseignes européennes.

Au Kenya, la production a reculé en 2024 en raison d'une forte variabilité climatique, mais une reprise de l'ordre de 4 % est attendue en 2025, soutenue par l'extension des surfaces plantées et l'amélioration des rendements. Des mesures réglementaires ont également influencé les flux commerciaux : fin 2025, l'Autorité kényane de l'agriculture et de l'alimentation a suspendu certaines expéditions maritimes afin de préserver les standards à l'export, en limitant les volumes et en renforçant les exigences de conformité.

« La fiabilité des routes maritimes, l'efficacité de la chaîne du froid et les systèmes de conformité jouent un rôle de plus en plus déterminant », souligne Wahiga Macharia, représentant de l'Avocado Society of Kenya.

Du côté de la demande, la consommation de l'Union européenne a franchi pour la première fois le seuil du million de tonnes, atteignant 1,07 million de tonnes en 2025, soit environ 30 % des volumes mondiaux, selon l'Organisation mondiale de l'avocat. La consommation moyenne par habitant avoisine 2 kg dans les pays nordiques et en Allemagne, 1,8 kg au Royaume-Uni et 2,3 kg en France.

L'Afrique du Sud, qui exporte environ 40 % de sa production annuelle de 155 000 tonnes, cherche à diversifier ses débouchés vers l'Inde, la Chine et le Moyen-Orient afin de réduire sa dépendance au marché européen. Les importations indiennes sont ainsi passées de 1 871 tonnes en 2022 à 19 120 tonnes en 2025. La Tanzanie demeure l'origine dominante sur ce marché, bénéficiant d'un accès en franchise de droits et de délais de transit compétitifs.

« Les ports, les routes maritimes, les régimes de conformité et les accords diplomatiques déterminent de plus en plus les acteurs qui captent la valeur », conclut Wahiga Macharia.

Source : Financial Fortune

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