La campagne commerciale des kiwis grecs s'achève sur une note positive, selon Nikos Tsiakidis, directeur de la coopérative A.S. Episkopis, spécialisée dans la variété Hayward. « Nos stocks se situent désormais entre 10 et 15 % et sont en voie d'épuisement. Les calibres restants sont les plus gros, principalement 20, 23 et 25, tandis que la fermeté des fruits correspond aux niveaux habituels pour cette période de l'année. Globalement, nous sommes clairement satisfaits du déroulement de la saison », indique-t-il.
© A.S. Episkopis
Sur le marché, la tendance des dernières semaines est restée stable. « Au cours des 20 à 30 derniers jours, la situation a été équilibrée, sans demande particulièrement forte. Nous pensons toutefois que l'activité pourrait s'améliorer à partir du début du mois de mars et il n'y a pas, selon nous, de risque d'excédent d'offre européenne », précise Nikos Tsiakidis.
À l'export, les expéditions vers les États-Unis ont progressé cette saison. Jusqu'au 20 février, les volumes ont atteint 18 796 789 kilos, contre 16 979 051 kilos à la même date l'an dernier. Interrogé sur l'évolution des droits de douane américains, le dirigeant fait part de son incertitude : « Honnêtement, il est difficile de suivre la situation. Les annonces et décisions se succèdent rapidement, ce qui rend la visibilité compliquée. »
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À ce stade, il ne constate toutefois pas d'impact concret sur le marché. « Pour notre part, nous avons déjà cessé les exportations vers les États-Unis. Les calibres restants ne correspondent pas aux préférences du marché américain et la fermeté des fruits n'est plus adaptée à un transport longue distance. Nous avons donc réorienté la fin de campagne vers le marché européen », explique-t-il.
Par ailleurs, la coopérative prépare une nouvelle évolution stratégique. Implantée à Naousa, région historiquement reconnue pour ses fruits à noyau, A.S. Episkopis avait fortement développé les plantations de kiwis Hayward ces quatre dernières années. « Nous arrivons à la fin de ce cycle. Au cours des cinq prochaines années, nous prévoyons de nous recentrer progressivement sur les pêches, les nectarines et les cerises. Nous sommes déjà en contact avec des sociétés de développement en Espagne et en France afin d'introduire de nouvelles variétés, et nous avons réalisé nos premières plantations tests », conclut Nikos Tsiakidis.
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