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Marc van Haaren, de Shypple (Pays-Bas) :

« Panique et opportunisme dans un marché tendu »

© Izak Heijboer | FreshPlaza.fr« Ce que je vois actuellement, c'est un marché qui freine dans la panique », déclare Marc van Haaren, du transitaire numérique Shypple, à propos de l'impact du conflit au Moyen-Orient sur la logistique. « Pour les compagnies maritimes, cette situation représente avant tout un risque énorme, mais il faut aussi être réaliste : elles y voient des opportunités commerciales immédiates. Avec la pénurie aiguë qui se fait jour, les prix et les suppléments d'urgence grimpent en flèche. Pour les exportateurs de fruits et légumes, l'impact direct est important : les ventes au Moyen-Orient sont devenues presque impossibles. »

« Les produits frais ayant une durée de conservation très limitée, les négociants sont obligés de chercher immédiatement d'autres options. Les vols à destination de la région ont également été largement interrompus, ce qui limite encore les possibilités. Mais je perçois aussi l'esprit d'entreprenariat dans ce chaos. Certains clients voient des opportunités et mettent en place des itinéraires alternatifs à la vitesse de l'éclair pour pouvoir continuer à livrer. »

Le drame des chargements réfrigérés
« Le point le plus douloureux en ce moment est la cargaison réfrigérée déjà en route. La réalité est crue : plusieurs compagnies maritimes ont annoncé qu'elles déchargeraient simplement les conteneurs frigorifiques en cours d'acheminement dans le prochain port possible. Elles se déchargent littéralement de l'affaire. La solution, ainsi que la facture salée pour le stockage ou le transport ultérieur, incomberont entièrement à la partie prenante de la cargaison. Cela pose d'énormes problèmes logistiques et engendre des coûts supplémentaires imprévus pour le négociant. »

« Ce blocus n'affecte pas seulement les exportations européennes, mais aussi l'ensemble de la région. Il y aura certainement des pénuries de produits frais au Moyen-Orient à court terme. Tous les grands flux de marchandises s'arrêtent simplement pendant un certain temps et tout le monde met sa chaîne d'approvisionnement à l'envers. Cela crée un vide sur le marché. Je m'attends à ce que les routes d'autres régions du monde commencent à offrir de nouvelles opportunités pour combler ce vide, par exemple via des corridors terrestres en provenance de Russie ou de Chine. »

© Izak Heijboer | FreshPlaza.fr

Une pénurie mondiale de camions frigorifiques ?
« On me pose souvent la question de savoir si nous allons assister à une pénurie de conteneurs frigorifiques vides sur d'autres itinéraires commerciaux en raison de la congestion des ports du golfe Persique et de l'Inde. Je ne prévois pas de pénurie mondiale aiguë d'équipements dans l'immédiat. Mais si la situation se prolonge et que les conteneurs restent bloqués dans des ports où ils n'ont pas leur place, le danger guette. Cet éuipement ne sera tout simplement pas renvoyé à temps pour les prochaines campagnes agricoles en Amérique du Sud ou en Afrique du Sud, par exemple. »

« Malgré l'incertitude qui plane sur la chaîne d'approvisionnement, la fonction des logisticiens reste claire : si le client est prêt à payer le prix du risque et du temps de transit supplémentaire, les marchandises arriveront à destination, quels que soient les détours empruntés. La principale question qui se pose aujourd'hui au secteur est de savoir si les marges peuvent encore supporter ces coûts logistiques extrêmes. »

Pour plus d'informations :
Marc van Haaren
Shypple
[email protected]
www.shypple.com/perishables

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