La production sud-coréenne de champignons enoki a atteint environ 76 562 tonnes en 2025. Si les exportations varient d'un mois à l'autre, elles restent modestes comparées aux volumes écoulés sur le marché domestique. En janvier 2025, la Corée du Sud a exporté 705 tonnes d'enoki, contre 499 tonnes en janvier 2026. Dans l'ensemble, les ventes à l'international représentent généralement quelques centaines de tonnes par mois, avec des fluctuations liées à la saisonnalité et aux conditions du marché.
Daemyung Farms, producteur coréen spécialisé dans ce champignon, exploite un système de culture en bouteille qui lui permet de produire toute l'année. L'entreprise dispose d'une capacité annuelle stable d'environ 5 000 tonnes, même si les volumes mensuels peuvent varier en fonction de la saison et des ajustements opérationnels. La majeure partie de la production reste toutefois destinée au marché intérieur.
© DAEMYUNG FARMS
« Sur la part de notre production dédiée à l'export, environ 25 % sont effectivement expédiés à l'étranger, soit près de 50 tonnes par mois. Sur la base d'une capacité moyenne de 12 à 13 tonnes par conteneur, cela représente environ quatre à cinq conteneurs mensuels, tandis que le reste est écoulé sur le marché domestique », explique Lily Jeong, directrice du département international de Daemyung Farms.
Les principales destinations des exportations de l'entreprise sont l'Australie (27,2 %), les États-Unis (16,8 %), les Pays-Bas (12,5 %) et le Canada (11,8 %).
« Nos exportations sont réparties entre l'Océanie, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie. Chaque marché impose des exigences spécifiques en matière d'emballage, d'hygiène et de chaîne du froid. Nous veillons à respecter les normes microbiologiques et les exigences d'emballage propres à chaque destination », précise Lily Jeong.
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Une demande intérieure globalement stable
En Corée du Sud, l'enoki fait partie des produits couramment consommés. Il est largement utilisé dans des plats populaires tels que les hot pots, les sautés ou encore les salades, ce qui soutient une demande structurellement stable.
Toutefois, cette demande peut fluctuer en fonction du contexte économique. « L'enoki reste un produit de base dans l'alimentation coréenne, mais lorsque la consommation ralentit, la demande et les prix peuvent également s'affaiblir. Le rapport sur le marché 2025 souligne notamment l'impact du ralentissement macroéconomique », indique Lily Jeong.
Selon elle, la demande reste globalement solide sur le long terme, même si des variations à court terme peuvent apparaître selon les circuits de distribution et le sentiment des consommateurs.
Un processus de culture hautement contrôlé
La production d'enoki repose sur un processus technique précis, basé sur un système de culture en bouteille et un contrôle strict des conditions environnementales. « Nous utilisons un système de culture contrôlé qui comprend plusieurs étapes : préparation du substrat, stérilisation, inoculation, incubation, fructification puis récolte », explique Lily Jeong.
Le substrat, composé principalement de sciure de bois enrichie en nutriments, est d'abord préparé et conditionné dans des bouteilles. Celles-ci sont ensuite stérilisées puis refroidies afin de réduire les risques de contamination avant l'inoculation du mycélium. « Après l'inoculation, les bouteilles passent par une phase d'incubation durant laquelle le mycélium se développe. La fructification est ensuite déclenchée grâce à un contrôle précis de la température, de l'humidité et du niveau de CO₂, des paramètres qui influencent fortement la qualité du champignon », précise Lily Jeong. Une fois récoltés, les champignons sont triés, conditionnés et préparés pour la distribution.
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Pour les exportations, la gestion de la chaîne du froid et du conditionnement est essentielle afin de préserver la qualité du produit sur de longues distances. « Toutes les expéditions destinées à l'export sont maintenues dans des conditions strictes de chaîne du froid. Selon la durée du transport et les exigences du marché de destination, nous proposons un emballage standard en polypropylène ou des solutions sous vide ou semi-vide », explique Lily Jeong.
Le conditionnement joue en effet un rôle déterminant pour limiter la perte d'humidité, le brunissement, l'apparition d'odeurs indésirables ou encore les risques microbiologiques. « Dans la pratique, l'emballage en film ou sachet en PP associé à une chaîne du froid rigoureuse constitue la base. Nous adaptons ensuite certains paramètres en fonction des exigences du marché, notamment pour l'étiquetage, la traçabilité, les certificats d'analyse et les contrôles d'hygiène », conclut Lily Jeong.
Pour plus d'informations :
Lily Jeong
Daemyung Farms Corporation
Tél. : +82-70-8859-0672
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