Les exportations de plants de pommes de terre écossais ont progressé au cours de la campagne 2024/25, passant de 92 000 tonnes l'année précédente à 104 000 tonnes. La campagne 2025/26 se terminera en avril, mais les volumes exportés atteignaient déjà 93 000 tonnes fin février, soit un niveau comparable à celui enregistré à la même période lors de la campagne précédente.
Selon Patrick Hughes, du Scottish Agri Export Hub, cette progression s'explique principalement par la demande du marché égyptien. « L'augmentation observée en 2024/25 est principalement due à une hausse de la demande de plants de pommes de terre écossais en Égypte », explique Patrick Hughes. « Nous avons encore des cargaisons en mer destinées aux marchés d'exportation desservis en fin de campagne, mais nous nous attendons à ce que les volumes exportés soient globalement comparables à ceux de l'an dernier. »
Une baisse des exportations vers l'Égypte avait pourtant été envisagée. « On pensait que les expéditions vers le marché égyptien pourraient reculer à partir de la campagne 2024/25, mais cela ne s'est finalement pas produit dans une large mesure. Il semble même que nous ayons potentiellement obtenu de meilleurs résultats que certains de nos concurrents européens », poursuit Patrick Hughes.
Des incertitudes liées à la situation au Moyen-Orient
Actuellement, des cargaisons de plants de pommes de terre écossais sont en route vers l'Arabie saoudite et l'Indonésie. Toutefois, la situation géopolitique complique la logistique. « La situation reste très évolutive en ce moment », indique Patrick Hughes. « Des cargaisons se dirigent actuellement vers l'Asie du Sud-Est et nous restons optimistes quant à la possibilité d'éviter toute perturbation majeure. En revanche, les exportations vers le Moyen-Orient sont plus problématiques. »
Le secteur reste en contact étroit avec les compagnies maritimes afin de suivre l'évolution de la situation. « Nous sommes conscients que les conditions peuvent changer à tout moment. Nous espérons que les cargaisons atteindront leur destination finale dans les délais et sans trop d'interruptions. Pour l'instant, nous devons avancer au jour le jour », explique Patrick Hughes.
Un marché difficile à réorienter
Le scénario le plus défavorable serait un retour des cargaisons, ce qui entraînerait une hausse des coûts pour les exportateurs, alors même que la demande reste présente sur les marchés de destination.
« Le secteur des plants de pommes de terre à l'export est relativement complexe », souligne Patrick Hughes. « Chaque pays demande des variétés spécifiques, ce qui signifie qu'il n'est pas facile de rediriger les volumes vers d'autres marchés si une expédition rencontre des difficultés. »
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