Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)

Comme nous donnons la possibilité de consulter nos articles gratuitement, nous comptons sur les revenus de nos bannières publicitaires. Merci donc de désactiver votre bloqueur de publicités et de réactualiser la page pour pouvoir poursuivre votre visite sur ce site.

Cliquez ici pour savoir comment désactiver votre bloqueur de publicité.

Sign up for our daily Newsletter and stay up to date with all the latest news!

S'abonner I am already a subscriber
App icon
FreshPublishers
Ouvrir dans l’application
OUVRIR
« Les exportateurs cherchent des solutions » - ANPP

Conflit au Moyen-Orient : plus de 250 containers de pommes françaises bloqués

Le conflit au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial, perturbent fortement les flux commerciaux. Plusieurs cargaisons de produits alimentaires se retrouvent ainsi immobilisées, comme c'est le cas pour la pomme française. Plus de 250 containers, soit environ 5 000 tonnes de pommes, à destination du Moyen-Orient, notamment de Dubaï, mais également de certains marchés asiatiques, sont actuellement bloqués en mer, pour une valeur estimée entre 7 et 8 millions d'euros.

À cette situation s'ajoutent de nombreuses surtaxes appliquées par les compagnies maritimes, liées au risque de guerre, y compris pour les containers déjà sur l'eau. « Cela génère au niveau global pour la France près de 900 000 euros de coûts supplémentaires », précise Sandrine Gaborieau. À ces surcoûts s'ajoute la question des assurances : les garanties liées au risque de guerre disparaissent ou deviennent extrêmement coûteuses

Face à ces contraintes, les opérateurs tentent de trouver des alternatives. « Les exportateurs cherchent actuellement des solutions pour l'acheminement de leurs containers, notamment via le Cap de Bonne-Espérance, mais cela rallonge les trajets d'une dizaine de jours pour les destinations asiatiques », précise Sandrine Gaborieau.

Une consommation en net recul sur le marché français
S'il est encore un peu tôt pour dresser un bilan de la campagne 2025-2026 – le mois de mars étant habituellement un mois important pour la consommation – les premiers indicateurs sont décevants. À date, la consommation reste dégradée depuis le début de la saison. Le phénomène touche une grande partie des fruits et légumes, à l'exception des fruits exotiques et de la banane qui s'en sortent mieux. « Sur le panel Kantar de janvier en pomme, au cumul depuis le début de la saison, les quantités achetées sont en recul de 6 % par rapport à l'an dernier et de 9 % par rapport à la moyenne des trois dernières années », explique Sandrine Gaborieau. Un contexte difficile, d'autant que les prix restent élevés : 2,20 euros en moyenne depuis le début de la campagne.

Des niveaux de prix qui pèsent directement sur la consommation. « Les prix impactent de toute évidence la consommation et la guerre au Moyen-Orient génère aussi de l'inquiétude. Avec la hausse des prix de l'énergie attendue, les ménages seront amenés à faire de nouveaux arbitrages dans leurs dépenses au détriment des produits frais qui servent souvent de variable d'ajustement. »

La tendance est similaire en poire. Les quantités achetées affichent un recul de 8,8 % par rapport à l'an dernier et de 12,5 % par rapport à la moyenne des trois dernières années, toutes origines confondues avec là aussi des prix élevés, à 3,06 euros en moyenne par kilo cette saison. On peut toutefois souligner un réel référencement de l'origine France dans la plupart des enseignes, au détriment des poires d'import.

Pour plus d'informations :
Association Nationale Pommes Poires
6 Rue de Lyon, 75012 Paris
Tél. : +33 (0) 1 53 10 27 80
Fax : +33 (0)1 53 10 27 88
[email protected]
www.lapomme.org

Articles connexes → See More