Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)

Comme nous donnons la possibilité de consulter nos articles gratuitement, nous comptons sur les revenus de nos bannières publicitaires. Merci donc de désactiver votre bloqueur de publicités et de réactualiser la page pour pouvoir poursuivre votre visite sur ce site.

Cliquez ici pour savoir comment désactiver votre bloqueur de publicité.

Sign up for our daily Newsletter and stay up to date with all the latest news!

S'abonner I am already a subscriber
App icon
FreshPublishers
Ouvrir dans l’application
OUVRIR
Frits Popma (Pays-Bas)

« Si le canal de Suez est rouvert, l’Inde pourrait devenir un fournisseur sérieux de l’Europe »

Les bananes d'Amérique latine, courbées, jaunes et bon marché, dominent encore les rayons des supermarchés européens. Une réalité qui reste globalement valable, mais qui évolue progressivement. Selon Frits Popma, actif dans la filière banane depuis plus de 35 ans, de nouvelles origines comme l'Inde et l'Afrique émergent, tandis que des variétés alternatives, comme les bananes rouges, pourraient gagner du terrain en Europe.

© Popma Fruit Expertise

Âgé de 73 ans, Frits Popma a débuté sa carrière comme contrôleur qualité chez Chiquita avant de fonder Popma Fruit Expertise en 2001. Cette société de conseil néerlandaise accompagne des acteurs de la filière banane à travers le monde, des plantations jusqu'à la distribution, en passant par le transport et les mûrisseries.

« Il y a beaucoup trop peu d'investissements »
Selon Frits Popma, le secteur du mûrissage a peu évolué pendant de nombreuses années. Ce n'est que récemment que les avancées technologiques sont devenues plus visibles. Toutefois, les investissements restent limités. « Il y a très peu d'investissements dans le mûrissage. Beaucoup trop peu, si vous voulez mon avis », affirme Frits Popma.

Il explique cette situation par des marges faibles. Les coûts de l'énergie, de la main-d'œuvre et des intrants pèsent sur les opérateurs, tandis que la pression exercée par la grande distribution reste forte. « Tant que les discounters comme Aldi fixeront les prix, je doute que la situation évolue. Les bananes resteront probablement un produit d'appel pour les supermarchés », estime-t-il.

Une technologie plus intelligente, mais trop peu de mûrisseurs qualifiés
Les progrès technologiques concernent principalement l'intégration de capteurs et de logiciels capables de piloter automatiquement la température, l'humidité, les niveaux de CO₂ et d'O₂, ainsi que la couleur des fruits. Selon Frits Popma, la pénurie de mûrisseurs expérimentés accélère cette automatisation.

Il travaille actuellement avec des universités et des entreprises technologiques sur des systèmes basés sur des algorithmes capables de gérer les processus de mûrissage. « Je suis convaincu que c'est possible, à condition de disposer de suffisamment de données sur les conditions de culture, de transport et d'arrivée », explique Frits Popma, tout en rappelant que l'expertise humaine reste indispensable.

L'Inde et le canal de Suez
Pour Frits Popma, l'Inde représente un potentiel important comme futur exportateur de bananes. La qualité est au rendez-vous, mais les contraintes logistiques limitent encore les flux. « Si le canal de Suez est entièrement rouvert, l'Inde pourrait devenir un fournisseur sérieux pour l'Europe », souligne-t-il.

Popma Fruit Expertise et ses partenaires testent actuellement plusieurs variétés indiennes pour le marché européen, dont une banane rouge. « Je pense que les consommateurs seraient prêts à payer jusqu'à trois euros le kilo pour une variété aussi différenciante », avance Frits Popma.

Un œil sur l'Afrique
L'Afrique constitue également une zone à fort potentiel de développement. Des pays comme la Tanzanie ou l'Afrique du Sud progressent, même si une grande partie de leur production reste destinée aux marchés locaux.

Frits Popma met toutefois en garde contre les risques sanitaires. « Si le TR4 se propage davantage en Afrique, cela pourrait avoir de lourdes conséquences sur la sécurité alimentaire du continent », prévient-il.

Le savoir-faire reste indispensable
Malgré les avancées technologiques, Frits Popma insiste sur l'importance du facteur humain. « Le métier de mûrisseur nécessite toujours des experts, et il n'existe pas de formation officielle dans ce domaine. Une grande partie des compétences repose encore sur l'expérience de terrain », explique-t-il.

Pour l'instant, il entend poursuivre ses activités de conseil. « Je suis encore régulièrement sollicité, donc je vais continuer encore quelque temps », conclut Frits Popma.

Pour plus d'informations :
Popma Fruit Expertise
Hertesprong 41
4874 JA Etten-Leur
Tel : +31 65 11 88 669
[email protected]
www.popmafruitexpertise.nl

Articles connexes → See More