Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)

Comme nous donnons la possibilité de consulter nos articles gratuitement, nous comptons sur les revenus de nos bannières publicitaires. Merci donc de désactiver votre bloqueur de publicités et de réactualiser la page pour pouvoir poursuivre votre visite sur ce site.

Cliquez ici pour savoir comment désactiver votre bloqueur de publicité.

Sign up for our daily Newsletter and stay up to date with all the latest news!

S'abonner I am already a subscriber
App icon
FreshPublishers
Ouvrir dans l’application
OUVRIR

Pénurie de pommes de terre sur le marché intérieur marocain

Le marché marocain de la pomme de terre traverse actuellement une période de forte tension, marquée par une hausse significative des prix et une baisse de l'offre sur certains marchés. En cause : d'importantes pertes de production dans le nord du pays, qui compliquent également les opérations de replantation. Analyse avec Imad Hamoumana, producteur basé à Larache.

© Oussama Didouch

La campagne en cours s'annonce particulièrement difficile pour les producteurs. « De nombreux agriculteurs ont tout perdu à cause des inondations. Certains ne peuvent toujours pas reprendre leur activité, soit parce que leurs terres restent submergées, soit en raison de pertes financières trop importantes », explique Imad Hamoumana. « Ces conditions extrêmes viennent aggraver une situation déjà fragile pour la filière, confrontée au changement climatique, à la hausse des coûts de production et à la sensibilité de la culture. »

Les conséquences se sont rapidement fait sentir sur le marché. Les régions du Gharb et du Loukkos, fortement touchées le mois dernier, jouent un rôle clé dans l'approvisionnement national. « La baisse des volumes a été immédiate, entraînant une hausse automatique des prix à la consommation », souligne Imad Hamoumana.

Par ailleurs, les perspectives de replantation restent limitées. Également importateur de semences, Imad Hamoumana constate un ralentissement des commandes. « Les semences importées des Pays-Bas, notamment la variété Memphis, avaient déjà été écoulées avant les inondations. Aujourd'hui, très peu de producteurs passent commande, à l'exception de ceux qui cultivent sur des sols sablonneux, capables d'absorber l'excès d'eau », précise Imad Hamoumana. « C'est regrettable, car les semences disponibles cette saison étaient de très bonne qualité. »

© Imad Hamoumana

Le retour à la normale pourrait prendre plusieurs mois. « Le déficit de production ne devrait pas être comblé avant le prochain cycle de plantation, prévu en septembre », estime Imad Hamoumana.

D'ici là, le marché devra s'appuyer sur des volumes limités en provenance d'autres régions, ainsi que sur les exploitations partiellement épargnées. « Nous faisons partie des producteurs qui n'ont subi que des pertes partielles. Nous continuons donc à approvisionner le marché du mieux possible dans ce contexte difficile », conclut Imad Hamoumana.

Pour plus d'informations :
Imad Hamoumana
Domaine Hamoumana
[email protected]

Articles connexes → See More