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Logistique : les détaillants des Emirats arabes unis modifient leurs itinéraires

Les détaillants des Émirats arabes unis adaptent actuellement leurs stratégies logistiques – terrestres, aériennes et maritimes – à la suite de la fermeture du détroit d'Ormuz, qui perturbe les flux d'importation de produits alimentaires et entraîne une hausse des coûts.

Malgré ce contexte, les enseignes assurent que les rayons restent bien approvisionnés, notamment grâce à la production locale et aux stocks stratégiques constitués par les autorités, équivalents à quatre à six mois de consommation pour les produits essentiels. Toutefois, la hausse des coûts de transport, des primes d'assurance et des surtaxes sur les conteneurs pèse sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.

Tom Harvey, directeur commercial de Spinneys, indique que l'enseigne explore activement plusieurs alternatives logistiques, dont le transport routier depuis l'Europe. « Nous étudions très activement la possibilité de recourir au fret routier depuis l'Europe », précise-t-il.

Les flux sont désormais partiellement réorganisés via Oman et l'Arabie saoudite. Les marchandises transitent notamment par des ports comme Khor Fakkan avant d'être acheminées par voie terrestre vers Dubaï et Abou Dhabi. D'autres options sont également à l'étude, comme un passage par Djeddah ou encore un corridor routier de 7 000 kilomètres reliant Londres à Dubaï, avec des délais de transit estimés à environ 15 jours.

Pour l'instant, les hausses de coûts logistiques ne sont pas encore pleinement répercutées sur les consommateurs, mais les distributeurs indiquent que cela pourrait évoluer en fonction de la situation.

Choithrams souligne que les produits transitant par Oman ou la côte est des Émirats arabes unis enregistrent désormais des surcoûts de 7 à 20 %, en raison de l'augmentation des frais d'assurance et de logistique. L'entreprise maintient un niveau de stock compris entre quatre et huit semaines et adapte ses stratégies d'approvisionnement en conséquence.

Mark Mortimer-Davies, directeur général de Choithrams, explique : « Nous avons modifié l'origine de certains approvisionnements, mutualisé les expéditions avec d'autres distributeurs et exploré toutes les solutions possibles pour augmenter les volumes tout en maîtrisant les coûts. »

Le fret aérien est également mobilisé pour soutenir l'offre, avec notamment des vols cargo affrétés pour importer des produits frais depuis l'Inde vers les Émirats arabes unis.

Du côté du commerce de gros, les opérateurs signalent une hausse des prix liée à une baisse de disponibilité, notamment en raison du recul des importations en provenance d'Iran. À titre d'exemple, les tomates auparavant vendues autour de 3 dirhams le kilo (0,82 USD) sont désormais remplacées par des productions locales, affichées entre 5 et 8 dirhams le kilo (1,36 à 2,18 USD).

Les acteurs logistiques indiquent que les itinéraires alternatifs permettent de limiter les perturbations, mais au prix d'une augmentation significative des coûts. Le réacheminement des navires via l'Afrique pourrait entraîner des suppléments tarifaires et allonger les délais de transit, qui passeraient d'environ six à douze semaines en porte-à-porte.

Dans ce contexte, l'évolution de la situation géopolitique dans la région sera déterminante pour les conditions futures d'approvisionnement et les niveaux de coûts.

Source : The National

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