Selon la note de conjoncture publiée ce jour par Agreste, la production française de poireaux serait en recul de 2 000 par rapport à la campagne 2024-2025. Côté marché, les températures au-dessus des normales de saison limitent la consommation et face à une offre abondante les prix baissent (sur le mois de février ont été inférieurs de 31 % à ceux de
2025).
Une production quasi stable
Les surfaces nationales pour la campagne 2025-2026 atteignent les 5 471 hectares, soit une augmentation de 2 % par rapport à la campagne précédente (et restent proches de la moyenne des cinq dernières campagnes).
La production nationale, elle, est estimée à 159 800 tonnes pour la campagne 2025-2026. Un tonnage proche de celui de la campagne précédente (-1 % sur un an) mais inférieur de 3 % à la moyenne quinquennale. Cette quasi stabilité est portée « par de forts rendements dans les régions Centre et Rhône-Alpes, respectivement supérieurs de 16 % et 9 % aux rendements réalisés sur les cinq campagnes précédentes, qui compensent une moindre production d'autres régions. Les conditions météorologiques ont été très humides en février mais elles n'ont pas entravé le développement végétatif du poireau, stimulé par la clémence des températures ».
Une demande freinée par la douceur des températures
« Après une offre abondante à l'automne et une demande limitée par la douceur des températures, la situation commerciale s'est améliorée en première quinzaine de janvier, avec des conditions plus froides et neigeuses qui compliquent les arrachages et limitent l'offre et une demande plus présente ». La situation se dégrade à nouveau à la fin du mois de janvier avec une consommation qui ne suffit pas à absorber les volumes en hausse du fait d'un radoucissement des températures. Cette situation « oblige les opérateurs à consentir des baisses de prix pour écouler les volumes ». En moyenne sur le mois de janvier, les prix ont été inférieurs de 20 % à ceux de 2025 et de 13 % à la moyenne 2021-2025.
« Le déséquilibre perdure en février. La demande demeure modérée, mais malgré une offre parfois limitée par une pluviométrie importante qui perturbe l'arrachage, les volumes s'écoulent difficilement et les cours expédition restent sous pression (- 31 % sur un an et - 27% par rapport à la moyenne quinquennale). »
En cumul de mai 2025 à janvier 2026 et en comparaison de la même période de la campagne précédente pour les poireaux et autres légumes alliés, les exportations (7 700 tonnes) sont en hausse de 7 % et les importations (12 300 tonnes) sont en baisse de 2 %. Au cours de la période considérée, le taux de pénétration du marché français est de 10 % (égal à la campagne précédente) et le déficit des échanges extérieurs en volume est de l'ordre de 4 600 tonnes, en baisse de 14 % sur un an.
Source : Agreste