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Kobus Louw - Sapex

« Malgré le conflit, la demande pour les grenades sud-africaines reste soutenue »

Au début du conflit, moins d'une vingtaine de conteneurs de grenades Sapex – en tout début de campagne – se trouvaient à bord de trois navires en route vers le détroit d'Ormuz. « La plupart des navires concernés ont été déroutés vers l'Inde, où les marchandises ont été déchargées. Les conteneurs doivent ensuite être transbordés vers leurs destinations finales. Nous travaillons encore à leur réacheminement avec les compagnies maritimes et nos clients », explique Kobus Louw, directeur général de Sapex.

« Aucun conteneur n'a encore atteint sa destination initiale. La situation évolue en permanence et notre travail consiste à suivre ces flux dispersés au quotidien », précise Kobus Louw.

Le 28 mars, une partie de ces cargaisons était en cours de déchargement dans le port de Salalah, à Oman, lorsqu'une attaque de drones a eu lieu. Maersk a alors suspendu ses opérations dans le port. « Nous ne savons pas encore précisément où se trouvent ces conteneurs. Tout semble sous contrôle, mais leur localisation exacte doit encore être confirmée. Il faut généralement un ou deux jours pour obtenir des informations fiables. Ce que nous pouvons dire, c'est que les compagnies maritimes font le maximum dans un contexte extrêmement complexe », souligne Kobus Louw.

© Sapex

Etre approvisionné coûte que coûte
Malgré ce contexte, la demande au Moyen-Orient reste très dynamique. « Avant même le début du conflit, les prix étaient déjà orientés à la hausse. Un mois après, ils se maintiennent à des niveaux élevés », indique Kobus Louw. « La demande pour les grenades dans la région ne cesse de croître d'année en année. Aucun client ne nous demande de suspendre les expéditions. Au contraire, tous insistent pour être approvisionnés, quelles que soient les conditions », ajoute Kobus Louw.

La campagne sud-africaine a démarré plus tôt cette année et devrait également se terminer légèrement en avance. « Les calibres sont globalement plus petits, ce qui se traduit par des volumes inférieurs. En revanche, la qualité est comparable à celle de l'an dernier, avec une amélioration notable de la coloration, tant externe qu'interne », précise Kobus Louw.

La disponibilité du diesel constitue une préoccupation pour l'ensemble de la filière, sans toutefois provoquer de rupture majeure à ce stade.

© Sapex
Amélioration de la couleur de la récolte de l'année dernière, à l'intérieur comme à l'extérieur

Le fret aérien en forte progression
Face aux perturbations logistiques, de nouvelles solutions ont été mises en place pour approvisionner les marchés. Le recours au fret aérien s'est fortement intensifié, malgré des coûts élevés.

« Au cours des deux dernières semaines, nous avons expédié par avion 60 palettes de grenades pour deux clients, soit environ 60 tonnes, depuis l'aéroport international O. R. Tambo. À titre de comparaison, seulement quatre palettes avaient été transportées par voie aérienne sur l'ensemble de la saison l'an dernier », souligne Kobus Louw.

« Les prix pourraient encore augmenter, mais il existe un seuil au-delà duquel cela ne sera plus économiquement viable », estime Kobus Louw. « Les hausses de prix sont en grande partie absorbées par l'augmentation des coûts logistiques. Les itinéraires détournés vers des ports plus sûrs, comme Mersin en Turquie, rallongent les temps de transit jusqu'à deux semaines et engendrent des coûts supplémentaires significatifs », explique Kobus Louw.

Les grenades présentent toutefois une bonne résistance aux transports prolongés, ce qui limite l'impact de ces contraintes. Dans ce contexte, une part plus importante des volumes pourrait être redirigée vers l'Europe. « Il est probable que le marché européen reçoive davantage de fruits, compte tenu des difficultés d'accès au Moyen-Orient. Reste à voir quel sera l'impact sur les prix dans la région », conclut Kobus Louw.

© Sapex

Pour plus d'informations :
Kobus Louw
Sapex
Tél. : +27 21 883 8280
[email protected]
www.sapex.co.za

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