Comme nous donnons la possibilité de consulter nos articles gratuitement, nous comptons sur les revenus de nos bannières publicitaires. Merci donc de désactiver votre bloqueur de publicités et de réactualiser la page pour pouvoir poursuivre votre visite sur ce site.

Cliquez ici pour savoir comment désactiver votre bloqueur de publicité.

App icon
FreshPublishers
Ouvrir dans l’application
OUVRIR
SCP et Fruition Sciences présente les résultats de leurs expérimentations

Changement climatique et stress hydrique : de nouveaux leviers pour une agriculture plus résiliente en Provence

Le 26 mars, la Société du Canal de Provence (SCP) et Fruition Sciences ont présenté les résultats de plusieurs années d'expérimentations menées en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, lors d'une conférence réunissant producteurs et représentants de filières agricoles. Au cœur des échanges : l'adaptation des cultures méditerranéennes au changement climatique, dans un contexte de tension croissante sur la ressource en eau.

Les interventions ont notamment mis en avant le pilotage de l'irrigation basé sur la mesure directe de la plante et le suivi du déficit hydrique en temps réel, ainsi que le développement de pratiques agroécologiques telles que l'enherbement, la gestion de la surface foliaire ou encore l'adaptation du système racinaire.

© SCP

Un partenariat structurant depuis 2016

Depuis 2016, la SCP et Fruition Sciences collaborent pour optimiser l'usage de l'eau et faire évoluer les pratiques culturales en agriculture méditerranéenne. Ce partenariat repose sur la complémentarité entre l'expertise de la SCP en irrigation et en pédologie, et l'approche développée par Fruition Sciences, centrée sur la plante et appuyée par des outils numériques. Un partenariat qui « nous a fait clairement franchir un palier en termes d'outils et de méthodes, pour des pratiques optimisées de gestion de l'eau agricole à la parcelle », précise Jacques Béraud de SCP.

Des capteurs positionnés dans le sol et sur la plante, couplés à une plateforme agronomique et à des données de modélisation climatique, permettent de suivre en temps réel les besoins hydriques et les conditions de culture. Ces données sont analysées via la méthode 360viti afin d'ajuster les pratiques et piloter plus finement l'irrigation.

Cette approche globale, qui combine gestion des sols, pratiques agronomiques et irrigation de précision, vise à renforcer la résilience des cultures tout en maintenant les niveaux de production et de qualité. « L'objectif est d'optimiser le travail du sol et de la surface foliaire afin de réduire les besoins en eau de la plante avant même de décider d'un apport hydrique », indique Thibaut Scholasch de Fruition Sciences.

© SCP

Une réduction de 45 % du volume d'eau
Les résultats présentés en viticulture mettent en évidence des gains significatifs. Depuis 2020, le suivi d'un réseau de parcelles en Provence a permis de réduire de 45 % les volumes d'eau apportés, tout en maintenant des rendements stables (± 5 %). Dans le même temps, l'efficience de l'eau a progressé de 50 %.

D'autres essais, conduits notamment sur le domaine du Clos Mireille (La Londe-les-Maures), ont exploré des pratiques culturales sans irrigation. Ils montrent qu'un écimage de 25 % de la surface foliaire, réalisé après l'atteinte de la capacité maximale de transpiration, permet de réduire les besoins en eau de 20 à 30 %.

Ces résultats soulignent le rôle de la gestion de la surface foliaire comme levier pour limiter le stress hydrique, tout en préservant les rendements et en améliorant la qualité.

© SCP

Qu'en est-il de l'arboriculture ?
En arboriculture, les travaux menés avec France Olive ont permis de mieux caractériser le lien entre alimentation hydrique et variabilité de production. L'utilisation conjointe de capteurs sol et plante met en évidence les limites des approches classiques basées uniquement sur le bilan hydrique ou les mesures du sol. Sur deux parcelles suivies depuis 2020, des économies d'eau de 15 à 20 % ont été observées à rendement équivalent sur l'une d'elles.

Dans la filière amande, des tendances similaires sont observées, avec environ 20 % d'économie d'eau à production équivalente, confirmant l'intérêt d'un pilotage plus précis de l'irrigation.

Enfin, dans la filière pistache, le suivi de huit parcelles contribue à la construction de références techniques pour cette culture en développement. Ce travail s'accompagne de la publication d'un mémento dédié à l'irrigation du pistachier, destiné à fournir des repères techniques et à accompagner les producteurs dès l'implantation des vergers.

Articles connexes → See More