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(Grèce)

Les melons précoces pénalisés par les conditions climatiques en Crète

Des températures hivernales plus basses que prévu ont affecté les cultures de melons précoces dans les régions de Messara et Tympaki, en Crète. Comme l'explique Ilias Martimianakis, propriétaire de la société Martim Martim, « les cultures précoces sont réservées à ceux qui acceptent de prendre des risques. Elles peuvent offrir de bons prix, mais restent très exposées aux aléas climatiques. Cette année, les conditions n'ont pas été favorables pendant la phase de culture, ce qui a entraîné une baisse des rendements. »

Il précise toutefois que ces volumes restent marginaux à l'échelle de la production locale. « Les cultures précoces ne représentent qu'une petite part du total. À ce stade, seulement 5 % des exploitations sont en récolte avec la variété Júcar. Des volumes plus importants arriveront sur le marché en mai avec d'autres types de Galia », indique Ilias Martimianakis.

© Martim Martim

Les conditions de marché ne sont pas non plus optimales. « La récolte a commencé il y a une dizaine de jours, mais les températures fraîches freinent la demande. Les prix à la production se situent actuellement entre 2,50 et 3,00 euros/kg. La situation est similaire pour les pastèques : des volumes précoces limités, une demande faible et des prix autour de 1,30 euro/kg », explique Ilias Martimianakis.

Dans le même temps, les coûts de production restent élevés. « Les dépenses liées au carburant et à l'électricité pour l'irrigation ont fortement augmenté, alors même que les ressources en eau sont limitées. Le prix des engrais a progressé de 70 à 80 %, et le coût de la main-d'œuvre atteint désormais 60 euros par jour », précise Ilias Martimianakis.

© Martim Martim

À l'inverse, certains produits affichent de meilleures performances commerciales, notamment les poivrons Florinis (poivrons rouges allongés) et les poivrons verts de type corno. « Ces deux segments se comportent bien depuis le début de la saison. En raison d'un manque de coordination entre production et marché, les surfaces plantées ont été limitées. Ajouté à une offre réduite en provenance d'Espagne et de Turquie, cela soutient les prix, qui ne descendent pas en dessous de 2,00 euros/kg pour les producteurs disposant de volumes suffisants », souligne Ilias Martimianakis.

Le rythme de récolte reste toutefois ralenti par les conditions climatiques. « En raison du froid, la récolte s'effectue actuellement tous les 15 jours. À partir du 10 avril, nous nous attendons à une accélération, avec un rythme qui pourrait doubler », ajoute-t-il.

© Martim Martim

Enfin, la disponibilité en eau constitue une préoccupation majeure pour l'ensemble des cultures crétoises, y compris les raisins à venir. « Les réserves hydriques restent insuffisantes et pourraient devenir un facteur limitant pour les prochaines productions », conclut Ilias Martimianakis.

Pour plus d'informations :
Ilias Martimianakis
Martim Martim
Port. : +30 697 287 8175

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