La banane ivoirienne en péril

La filière banane en Côte d’Ivoire est actuellement le premier producteur africain. Cette position de force est aujourd’hui de plus en plus menacée par la concurrence latino-américaine sur le marché de l'Union européenne (UE), son principal débouché.

Bernard Yapo Akpess, directeur de cabinet du ministre ivoirien de l’Économie, a déclaré « La libéralisation du marché de l'Union européenne n'a pas que des avantages pour la production des pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) et pour la Côte d'Ivoire en particulier. Au contraire, elle suscite beaucoup d'angoisses et d’inquiétudes ».

Cette menace se concrétise alors que l’UE a mis en place des mesures d'accompagnement de la banane (MAB) dont le troisième volet (2013-2019), d'un montant de 29,3 milliards de francs CFA (44,6 millions d'euros), était destiné à juguler cette concurrence.

Pour améliorer leur compétitivité, les producteurs ivoiriens ont décidé d’« améliorer continuellement la qualité pour obtenir un label distinctif afin de pérenniser la culture de la banane ». Ils ont également décidé « d'augmenter le rendement, la productivité et de rechercher des niches sur le marché européen tout en faisant la promotion de la consommation locale et du développement d'un marché sous-régional ».

En 2018, la production de banane dessert ivoirienne a atteint plus de 400 000 tonnes, soit une augmentation de 20 %. Elle a contribué à hauteur de 8 % au PIB agricole et de 3 % au PIB national, générant un chiffre d'affaires de 145 milliards de FCFA (221 millions d'euros). La filière banane ivoirienne génère près de 10 000 emplois directs et 35 000 emplois directs.

 


Source : lefigaro.fr


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