Manifestation des agriculteurs en France

Le 27 novembre, les agriculteurs ont manifesté contre les prix bas et les accords de libre-échange en bloquant notamment les accès à la capitale. Dans d’autres régions, ces protestations ont pris d’autres formes comme la vérification de l’origine des produits dans les supermarchés et marché de gros.

Au MIN de Toulouse une quarantaine d’agriculteurs se sont postés devant l’enceinte de la zone. La directrice générale, Maguelone Pontier, les a ensuite accompagnés dans les allées du marché d'intérêt national pour qu'ils puissent vérifier la provenance des produits. « Ils ont visiblement fait le ménage avant qu'on arrive mais j'ai trouvé récemment du chou-fleur de Turquie, de la viande de Hollande ou du canard de Pologne »,  raconte Jean-François Lamassé, paysan du canton de Rieumes. Un autre pointe du doigt des pamplemousses turcs qui « ont été imprégnés de fongicides pour maintenir la conservation ». Il poursuit en expliquant « ils sont moins chers que les nôtres car ici on applique des normes drastiques sur les produits phytosanitaires ».

Au MIN, la plupart des produits sont locaux : « Seuls les agrumes et les concombres viennent d'Espagne, car ce sont des produits qu'on ne trouve pas en cette saison », explique un grossiste. Un autre précise l’amélioration du travail des espagnols et précise qu’il faut « de la diversité, on a des produits spécifiques français. Mais les gens ne sont pas prêts à manger uniquement des poireaux, courges et patates tout l'hiver ! ».

Près d’Angoulême, c’est dans les supermarchés que les agriculteurs se sont rendus. Ils ont apposés des autocollants sur les produits où la mention « Origine France » était précisée. Par cela, la FNSEA a voulu dénoncer les accords commerciaux de libre-échange (CETA, Mercosur) qui, selon eux, permettent à des produits agricoles étrangers d'envahir le marché français, alors qu’ils ne respectent pas les mêmes normes que les agriculteurs français. Ils voulaient aussi dénoncer la politique de bas prix des GMS ; selon eux, un an après la promulgation de la loi Egalim, les choses ne sont toujours pas réglées.

Source : centpourcent.com / francebleu.fr


Date de publication:



Receive the daily newsletter in your email for free | Click here


Other news in this sector:


© FreshPlaza.fr 2020

Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)