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Guy De Meyer, de Demargro :

Poireau : « Avec les températures froides, la demande est forte et l'offre limitée »

La demande actuelle en légumes d'hiver belges est élevée. « En fait, nous constatons un bon prix pour presque tous les légumes d'hiver », explique Guy De Meyer de Demargro. « En raison des températures froides, la demande est bonne, mais l'offre ne suit pas tout à fait pour le moment. »

« Les poireaux en particulier sont difficilement trouvables en ce moment », poursuit Guy. « Les récentes chutes de neige en Angleterre ont fait s'envoler la demande. Il n'a pas été pas possible d'y répondre. En outre, à la production, la capacité est réduite car nombre des employés retourne pour les fêtes dans son pays d'origine. » Il en résulte une forte demande face à une offre limitée. « Nous avons vu que les prix avoisinaient 1,3 € kilo en début de semaine, ce qui représente une somme énorme. Les débouchés de vente dans lesquels nous opérons principalement, comme la France et l'Espagne, n'accepteront pas de payer de tels prix. En France, les prix étaient récemment encore d'environ 90 centimes, donc pas la peine d'essayer de rivaliser. »

Cette situation est vraie pour de nombreux légumes d'hiver traditionnels. « Tous les choux sont également beaucoup plus chers par rapport à l'année dernière. Le prix des choux blanc, rouge et de Milan se porte bien au-dessus de l'euro. Si vous comparez et voyez qu'ils se vendaient à 35 centimes l'année dernière, ça fait une drôle de différence ! » Vers la nouvelle année, l'exportateur prévoit toutefois un retournement du marché. « La température est déjà repassée à 10 degrés, ce qui me fait penser que les prix vont lentement tendre à baisser vers un niveau plus normal. Repasser en-dessous de l'euro, c'est peut-être un peu trop demander, mais on devrait certainement revenir à des prix acceptables, je pense. »

L'offre de fraises et de tomates diminuera à partir de janvier
En ce qui concerne les légumes d'été, la situation est totalement différente. « En début de semaine, les tomates grappe se vendaient à 90 centimes d'euro le kilo sur le marché au cadran. C'est exceptionnellement bon marché. Quand on voit à quel point les coûts énergétiques ont augmenté, c'est en fait trop bon marché pour rémunérer les producteurs belges. Sauf que dans le circuit, beaucoup de produits ont été 'détournés' depuis l'Espagne, la Turquie et le Maroc, et les supermarchés les achètent ici aussi. Aux côtés des tomates belges, cela crée une surabondance sur le marché et en suivant, des prix bradés. »

À partir de janvier, Guy voit une grande partie de l'offre diminuer. « Les producteurs continuent de récolter encore un certain temps, mais à la mi-janvier, la plupart des producteurs de tomates auront arrêté. Les prix obtenus actuellement, comme nous le savons, ne sont tout simplement pas rentables. » Il s'attend d'ailleurs à un scénario similaire pour les fraises belges. « Là aussi, nous courons silencieusement vers les derniers volumes. La semaine dernière, ils étaient encore relativement bon marché, mais au début de cette semaine, nous avons déjà vu le prix augmenter. En soi, cela est normal, car la demande augmente toujours à l'approche de Noël. Mais comme les arrivages de fraises étrangères dans les ports sont réduites, les prix augmentent. Pour les bonnes fraises belges, on parle encore de 5 € par barquette. En janvier, l'offre disparaîtra en grande partie, donc je ne vois que la hausse. »

La main sur les cordons de la bourse
À l'approche des fêtes de fin d'année, le commerçant constate que les consommateurs sont un peu plus prudents dans leurs achats. « Il n'y a que peu de choses vraiment demandées vers la fin de l'année. Les ventes de poires se déroulent assez bien, mais en général, les clients gardent une main sur les cordons de la bourse », conclut Guy. « La crise semble avoir de plus en plus d'effet sur les comportements d'achat. Les gens font de toute façon de plus en plus attention aux prix lors des courses de fin d'année, c'est du moins notre impression. »

Pour plus d'informations :
Guy De Meyer
Demagro
Tél. : +32 5174 7075
[email protected] 
www.demargro.be 

Date de publication: