La filière des produits végétaux transformés du Maroc peine à opérer son intégration

Loin du dynamisme des années 80 et 90, la moyenne des volumes exportés de produits végétaux transformés s’est située aux alentours de 70 000 tonnes. Cependant aujourd’hui, la tendance est à la stagnation même pour des produits phares comme l’olive, dont la production agricole dépasse actuellement 1,4 million de tonnes.

Plusieurs produits ont disparu du circuit de l’export. On peut notamment citer le cornichon, l’haricot vert, le concentré de tomate ou encore l’abricot au sirop. Ce dernier était auparavant prisé par l’industrie pâtissière européenne mais a désormais été remplacé par les fruits rouges. De même, l’industrie du jus qui se prévalait d’un volume export de l’ordre de 150 000 tonnes de concentré d’agrumes est devenue importatrice (entre 120 000 et 150 000 tonnes par an).

Les exportations du secteur des conserves végétales ont atteint 144 200 tonnes en 2019, réparties sur 85 pays.  Mais 5 pays s’accaparent 85,8 % des volumes : Etats-Unis, France et Espagne.

Le principal produit est l’olive. La filière oléicole contribue à hauteur de 5 % au PIB agricole et constitue la principale source de revenus pour 400 000 familles de producteurs. Elle permet également de lutter contre l’érosion, surtout dans les zones de montagne et les reliefs accidentés. Plus d’un million d’hectares sont consacrés, avec une production de l’ordre de 1,5 million de tonnes d’olives fraîches. L’objectif du plan Maroc Vert pour 2020 table sur une superficie plantée en olivier de 2,5 millions ha pour une production de 330 000 tonnes d’olives de table et autant d’huile d’olive. Cela poussera l’export a atteindre 150 000 tonnes d’olives de table et 120 000 tonnes d’huile d’olive.

Pour les fruits, ce sont les conserves d’abricots et accessoirement de tranches d’oranges au naturel qui dominent les exports. La superficie plantée en abricot qui était de 13 000 ha, jusqu’à  2003 a baissé pour s’établir actuellement à moins de 9 000 ha en 2011. La variété Canino utilisée par les conserveurs représenterait un peu moins de la moitié de cette superficie. Sa disponibilité varie entre 25 et 40 000 tonnes.

Enfin, on trouve les fruits et légumes séchés qui représentent 3 000 tonnes exportées par an. On y trouve l’abricot sec, la datte, la figue, le raisin, ainsi que les fruits secs oléagineux à coque dont l’amande, la noix et la pistache. L’Union européenne est pratiquement le seul débouché, avec en tête le marché allemand. Le secteur connaît actuellement un développement rapide lié à l’extension du réseau de grandes et moyennes surfaces de vente.

 


Source : leconomiste.com


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