Le porte-parole d’AID critique le « recul du gouvernement sur les pesticides »

Dans une tribune de Alternatives Economiques, Bruno Bourgeon, porte-parole de l’association altermondialiste AID (Association Initiatives Dionysiennes), a critiqué l’action de Julien Denormandie, nouveau ministre de l’Agriculture, quant à la réintroduction de pesticides pour lutter contre la jaunisse de la betterave.

Selon lui, en autorisant en 2021-22-23 l’usage des neurotoxiques, le plan d’action gouvernemental du 6 août dernier va à l’encontre de la transition de l’agriculture vers le « monde d’après » que prône le gouvernement.

Ces pesticides étaient interdit sur le territoire français depuis la loi biodiversité de 2016. Un vote devrait avoir lieu à l’automne afin de modifier la loi. « Il placera les parlementaires devant une lourde responsabilité face aux électeurs sensibilisés. S’ils valident la mesure, d’autres filières réclameront une dérogation, avec l’argument que les insectes pollinisateurs seront peu affectés, n’allant pas sur ces plantes », argumente Bruno Bourgeon.

En effet, « l’association des producteurs de maïs (AGPM) a déjà demandé le 6 août à bénéficier du même traitement, au motif d’une impasse technique pour contrôler le taupin, un coléoptère ravageur de cette culture ». Si la porte était ouverte à de nouvelles dérogations, « c’est l’ensemble du territoire français qui pourrait être touché par le retour des néonicotinoïdes, et pas seulement des champs de betteraves, dont l’empreinte est limitée (400 000 hectares, 1,4 % de la surface agricole) ».

Le porte-parole contredit aussi les arguments avancés par le syndicat des betteraviers (CGB) et la FNSEA pour justifier le retour de ces pesticides : « l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) a présenté fin juillet un plan d’action qui repose non sur des produits de substitution satisfaisants (qui en effet n’existent pas) mais sur la restauration des équilibres biologiques, ce qui impliquerait de mieux rémunérer les producteurs pour adopter des pratiques agricoles plus complexes, donc plus coûteuses en temps de travail. »

Il ajoute que « les responsables agricoles doivent promouvoir les solutions plutôt que faire du lobbying malsain auprès des gouvernants ». Enfin, il soutient la lettre sur change.org de seize ONG demandant au gouvernement de revenir sur sa décision.

 


Source : clicanoo.re


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