La Confédération paysanne s’inquiète du retour de certains pesticides

Avec la crise de la betterave qui a sévi ces derniers mois, le gouvernement a décidé d’autoriser l’usage de certains insecticides pour lutter contre la jaunisse qui attaque les plantes.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a dévoilé un plan d’accompagnement de la filière betteravière française constitué d’une indemnisation pour les pertes de rendement de la campagne 2020, de la création d’un fonds de 5 millions d’euros pour accélérer la recherche d’alternatives techniques aux néonicotinoïdes et enfin, de dérogations, très encadrées, pour l’usage de pesticides anciennement prohibés.

Aurore Bergé, députée des Yvelines a montré son soutien aux producteurs : « il faut à tout prix soutenir nos agriculteurs de la filière betteravière dont l’activité est menacée par une grave épidémie de jaunisse », s’est-elle exprimée. « Il nous appartient de soutenir nos agriculteurs dans leur transformation, sans laisser personne sur le bord de la route ».

Ce message ne convainc pas la Confédération paysanne d’Ile-de-France qui s’oppose à l’élue des Yvelines, soutenant que des alternatives aux néonicotinoïdes existent. « Il existe déjà des solutions concrètes et efficaces pour lutter contre les invasions de pucerons verts, contrairement à la position que défend la présidente de la Région Valérie Pécresse et la FRSEA d’Ile-de-France qui ont appuyé cette demande de dérogation. Le puceron vert a des prédateurs très présents dans nos territoires : le syrphe, la coccinelle, la chrysope, la punaise… Mais aussi les petits oiseaux », indique l’association.

« Implanter des bandes fleuries dans les parcelles pour attirer ces auxiliaires de cultures, réduire la taille des parcelles en intercalant d’autres cultures non sensibles aux pucerons, diviser ces mêmes parcelles en réimplantant des haies vives sont autant de solutions qui peuvent permettre, sans l’usage de produits dangereux pour les agriculteurs, les citoyens et l’environnement, de ralentir la progression du puceron et de maintenir un bon niveau de rendement et de rentabilité pour les producteurs de betteraves, ainsi que les autres cultures attaquées par les pucerons », explique la Confédération.

Pour elle, ces dérogations ouvrent la voie à de nouvelles réclamations. On a pu notamment entendre des producteurs de maïs et des arboriculteurs spécialisés dans la noisette se plaindre au gouvernement de rencontrer eux aussi des problèmes dans leurs champs…

 


Source : actu.fr


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