« La bio enterrée au nom de la souveraineté alimentaire ? »

La Maison de la Bio dénonce l’absence de mention de l’agriculture biologique dans les vœux du Ministre de l’Agriculture

« Marc Fesneau, Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a adressé ses vœux au monde agricole pour 2023.
Lors de son discours, il est revenu sur deux défis majeurs : la transition écologique et la souveraineté alimentaire.

La Maison de la Bio dénonce l’absence de mention de l’agriculture biologique dans son long discours. Pourtant, seule une transition vers l’agriculture biologique pourrait répondre aux deux défis cités par le Ministre. Cet oubli, force, encore une fois, La Maison de la Bio à rappeler que la bio et la souveraineté alimentaire sont intimement liées.

La transition vers un système de production alimentaire durable est plus que jamais cruciale face à l’augmentation de la population et à l’urgence environnementale. Les sceptiques peuvent pointer vers les rendements inférieurs de l’agriculture biologique, mais cela néglige
le fait que nous devons repenser tout notre système agro-alimentaire.

Des études européennes récentes affirment qu’il serait possible de nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 avec 100 % d’agriculture biologique sans augmenter la superficie des terres agricoles et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Cela peut être accompli en limitant le gaspillage alimentaire et en réduisant la consommation de produits d’origine animale, qui utilisent actuellement 70 % des terres cultivables de la planète.

A ce sujet Pierrick De Ronne, président de La Maison de la Bio déclare « Nourrir l’humanité ne nécessite pas une course aux rendements et aux intrants chimiques ! La malnutrition est souvent causée par la pauvreté, et il existe un excédent de nourriture de
mauvaise qualité en Occident qui est exporté vers les pays du Sud, perturbant ainsi la production agricole locale », Pierrick De Ronne, Président de La Maison de la Bio

Enfin, la transition vers le bio pourrait entraîner un changement de nos exportations de matières premières agricoles à bas prix, mais les agriculteurs ne seraient pas perdants car les prix en bio sont nettement plus respectueux de leur travail. Les agriculteurs des pays du Sud ne seraient plus concurrencés par des importations à bas prix
et pourraient développer leurs productions et reconstruire une autonomie alimentaire locale. En tout et pour tout, l’Agriculture Biologique résonne comme la seule réponse logique aux défis promptement cités par Marc Fesneau. »

Pour plus d'informations : 
lamaisondelabio.com


Date de publication:



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