A Saint-Just, près de Lunel dans le sud de la France, la récolte des pommes vient tout juste de débuter. Didier Crabos, le directeur de Cofruid’Oc, s’est exprimé devant le journal Midi Libre sur les attentes de la saison.
Le patron de la coopérative fruitière regroupant quelque quarante pomiculteurs est plutôt confiant quant au bon déroulement de la saison même s’il reconnait le caractère particulier de l’été qui l’a précédé. « On a eu le pic de canicule fin juin, puis un gros orage de grêle. Ça a été un moment sensible pour le moral des producteurs », explique-t-il. Plusieurs pommes ont brûlé, notamment sur les jeunes vergers.
Le problème n’est pas nouveau puisque déjà l’année dernière les conditions climatiques avaient affecté les rendements et de nombreuse pommes avaient dû être orientées vers le marché de la transformation. Cette année, Crabos estime qu’il devrait y avoir 10 % de moins que l’an dernier mais que la qualité des produits compensera la quantité.
Il surveille tout de même la météo des prochains jours avec vigilance car, les pomiculteurs craignent le vent et la grêle. « Mais on a besoin de nuits fraîches, surtout pour la Pink lady », précise-t-il.
Lui et les pomiculteurs de sa coopérative réfléchissent à la manière de lutter contre les intempéries à l’avenir. « Nous voulons renforcer les conditions d’enherbement », indique Didier Crabos. « Cela permet d’arroser plus large, et pas juste l’arbre ». L'enherbement permet en effet de diminuer la température et de privilégier toute la biodiversité des vergers.
La récolte des pommes s’étale de début août à début décembre, avec la Reine des reinettes en première variété. Suivront ensuite, la Gala, la Golden, et la Pink Lady à la mi-octobre.
Source : midilibre.fr