Les premiers avocats sud-africains sont arrivés à Rotterdam il y a deux semaines. Une part limitée des volumes est traditionnellement destinée au Moyen-Orient, explique Derek Donkin, PDG de Subtrop, l'organisme de coordination de la filière avocat en Afrique du Sud, représentant plus de 95 producteurs commerciaux.
Selon Derek Donkin, le conflit au Moyen-Orient n'a pas eu d'impact majeur sur les exportateurs sud-africains, qui restent principalement tournés vers le marché européen. Cette année, les premières expéditions sud-africaines coïncident avec l'arrivée des fruits issus de petits producteurs andins du Pérou. « Les volumes importants en provenance des grandes exploitations des régions côtières du Pérou ne sont pas encore arrivés. Nous attendons encore l'estimation officielle du Pérou. Les informations disponibles indiquent toutefois une récolte plus importante que l'an dernier », précise Derek Donkin.
La répartition des volumes péruviens entre les États-Unis et l'Europe reste incertaine à ce stade. En Europe, les opérateurs sud-africains anticipent pour leur part une récolte légèrement supérieure à celle de l'an passé. En 2025, le Pérou a exporté 270 000 tonnes vers l'Europe et le Royaume-Uni, contre 76 000 tonnes pour l'Afrique du Sud.
© Carolize Jansen | FreshPlaza.fr
L'accès au marché n'est pas nécessairement synonyme de commerce dynamique
Malgré l'ouverture du marché japonais, aucun avocat sud-africain n'y a été expédié en 2025, en raison des contraintes liées au traitement à froid. « Il est peu probable que des volumes significatifs soient envoyés vers le Japon en 2026, cette exigence restant en vigueur », souligne Derek Donkin.
La situation est similaire pour l'Inde, accessible depuis 2024, mais où les expéditions restent marginales en raison de droits d'importation élevés, de l'ordre de 30 %.
Les exportations sud-africaines sont estimées à 21 millions de cartons de 4 kg. Les inondations survenues en janvier n'ont pas affecté la production, les vergers étant situés en altitude. Au contraire, les conditions climatiques — fraîches et nuageuses — ont été particulièrement favorables à la culture.
Les vergers ont ainsi bénéficié d'un climat doux et humide, tandis que les stations de conditionnement ont enregistré une proportion plus élevée de fruits de gros calibre. « La demande actuelle porte sur des fruits de plus grande taille, ce qui constitue un élément positif dans ce contexte », conclut Derek Donkin.
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Derek Donkin
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