Emmanuel Macron s’oppose au Mercosur tant que Jair Bolsonaro ne stoppera pas les incendies en Amazonie

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence », a annoncé Emmanuel Macron, s’inspirant de la phrase culte de l’ancien chef d’Etat Jacques Chirac prononcée en 2002 à Johannesburg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

L’Amazonie brûle à une vitesse alarmante et les relations France-Brésil s’enflamment. RTL a fait le point sur ce bras de fer diplomatique vendredi dernier qui oppose les deux nations. Le président français accuse en effet son homologue brésilien de ne pas respecter ses engagements vis-à-vis du climat et de la reforestation. Dans l’accord Mercosur, qui implique l’Union Européenne, le Brésil mais aussi l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, il est même prévu que le Brésil replante l’équivalent de la surface de la Belgique en arbres. Pourtant depuis deux mois, le monde entier fait le dramatique constat que la forêt part en fumée.

Pour l’Elysée, Jair Bolsonaro ne tient pas ses promesses, donc la France ne signe plus le traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur, qui doit entre autre créer un marché de plus de 700 millions de consommateurs.

Malgré la réaction du président brésilien qui accuse Emmanuel Macron en répliquant : « Tout ça n’est que de la communication », l’Elysée maintient sa pression politique sur Bolsonaro, prévenant ce dernier que s’il ne fait pas tout de suite quelque chose pour arrêter les feux en Amazonie, il risque de perdre l’ouverture du grand marché européen à ses produits agricoles.

La France peut-elle faire capoter les accords du Mercosur ?
Rappelons que pour l’instant, rien n’a été signé. Bruxelles a uniquement donné un accord de principe au Mercosur, mais les 27 états doivent désormais le signer, ce qui n’est pas prévu avant au moins deux années.

De plus, la France n’est pas la seule à hausser le ton fasse au Brésil. Angela Merkel a exprimé son soutien au président français. Quant à l’Irlande, le pays a également menacé vendredi de voter contre l’accord si le Brésil ne protège pas l’Amazonie des violents incendies qui la détruisent. « Il n'y pas moyen que l'Irlande vote pour l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur si le Brésil ne respecte pas ses engagements environnementaux », a annoncé le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, dans une déclaration transmise à l'AFP. « Je suis très inquiet des niveaux records de destruction par le feu de la forêt amazonienne cette année », a-t-il complété.

 

Source : RTL, Le Figaro, France24


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